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Profession : taxidermiste des oiseaux et des petits mammifères, avec Christophe Gottini du Muséum national d’histoire naturelle
Notre série sur les métiers du Muséum, par Elodie Courtejoie
Observation et patience sont les maître-mots de la taxidermie qui nécessite près de 10 ans de travail avant de réaliser un premier animal naturalisé ! Christophe Gottini vous présente l’originalité de son métier et vous transmet sa passion pour ces animaux à qui il redonne vie pour faire passer un message aux jeunes générations : l’importance de la biodiversité, la fragilité et la beauté du vivant. Une rencontre qui se termine par la curieuse histoire d’un œuf de dinosaure et d’une truite à fourrure !
Pour Christophe Gottini, la qualité première pour exercer ce métier, c’est l’observation. Recréer l’attitude d’animaux vivants à partir d'animaux morts nécessite en effet beaucoup d'attention. Il faut également de la patience car avant de pouvoir naturaliser un premier animal correctement, comptez 10 ans de travail ! Il est donc important de ne pas se décourager !
« Ensuite seulement arrive l’aspect technique. La taxidermie requiert de multiples compétences empruntées à différents métiers : sculpteur, dessinateur, chimiste ou encore éthologue » explique Christophe Gottini.
La condition sine qua none : aimer la nature et ne pas être dégoûté de travailler avec des dépouilles d’animaux ! Mais le message en vaut la peine. Comme le rappelle Christophe Gottini, « les animaux naturalisés exposés à la Grande galerie de l’évolution ont pour but de faire comprendre la délicatesse du vivant et de protéger la vie ». Chaque espèce a son importance. D’ailleurs la Galerie de l’évolution du Muséum a pour particularité de présenter tous les animaux sur le même plan d’égalité de la souris à l’éléphant.
La taxidermie souple et la taxidermie rigide : deux techniques parmi d’autres
Il existe plusieurs techniques de taxidermie, selon la taille de l’animal, selon son espèce aussi.
Christophe Gottini est spécialisé dans la taxidermie souple. Cette méthode consiste à dépouiller l’animal pour ne conserver que la peau, puis remplacer l’intérieur par des matériaux synthétiques. Elle s’applique du colibri au chevreuil.
Pour les animaux de plus grande taille (la taxidermie du monumental), la position et l’attitude de l’animal sont d’abord réalisées sur maquette à l’échelle 1/16e. Une fois la maquette finalisée, un modèle à l’échelle 1 est constitué. On « chausse » alors la structure faite de polystyrène, de tige de métal avec la peau. [1]
C’est ce qu’on appelle la taxidermie du rigide.
Un animal peut nécessiter plusieurs mois de travail. Les taxidermistes font leur possible pour éradiquer des ennemis aussi petits que terribles : les mites et les dermestes. Ils peuvent réduire à(...)
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