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Berlin - Les offensives géantes de l’Armée Rouge (12 janvier – 9 mai 1945)

Un pan majeur de l’histoire militaire soviétique présenté par Jean Lopez, spécialiste du conflit germano-soviétique.

Dans son ouvrage Berlin, les offensives géantes de l’Armée Rouge (12 janvier – 9 mai 1945), Jean Lopez se livre à l’analyse des grandes offensives de l’Armée Rouge qui aboutirent à la reddition de Berlin, le 2 mai 1945. Longtemps obscurcie par la propagande issue de la guerre froide, la pensée militaire de l’armée russe est ici enfin révélée. On découvre ainsi que les soviétiques furent les inventeurs de l’art opératif, véritable révolution stratégique que l’ouest mettra plus d’un demi-siècle à adopter !


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La campagne Vistule-Oder : une lutte inégale

- Tout commence le 12 janvier 1945. Il s’agit de l’assaut final visant à achever le Reich. Pour arriver à leur but, les soviétiques ne lésinent pas sur les moyens. Le rapport de forces leur est largement favorable. Sur le front est, les Allemands disposent d’environ 500 000 hommes et d’à peine 1000 chars lorsque les deux « fronts » de Joukov et Koniev capitalisent plus de deux millions d’hommes et plus de 6000 chars. L'offensive débute sur la Vistule entre Varsovie et Cracovie, le but étant d’atteindre l’Oder et d’obtenir les conditions favorables pour asséner l’ultime coup sur Berlin. Les russes se sont fixé 45 jours pour prendre Berlin.

En trois jours, la défense allemande sur la Vistule est éventrée. Les "Fronts" de Joukov et de Koniev progressent de 300 à 600 kilomètres en dix-sept jours. L’opération Vistule-Oder est un succès énorme pour l’Armée Rouge, qui fait un sans-faute. La Ostheer est détruite à 75%, les pertes allemandes sont considérables. Les Russes sont à 65 kilomètres de Berlin. Que vont-ils faire ? Foncer sur Berlin ou renforcer leur position en Pologne par la conquête de nouveaux territoires ? Il faut préciser que cette question se pose alors qu’à Yalta, Churchill et Roosevelt remettent en cause la fixation de la frontière orientale de la Pologne. Staline, irrité, choisit alors de s’emparer du maximum de gages territoriaux. Voilà une des raisons qui l’amènent à porter la bataille en Prusse orientale et en Poméranie mais aussi en Silésie. Or, il faudra de longues semaines pour conquérir ces régions.

Pourquoi ces difficultés ? Tout d’abord, les soviétiques s’engagent dans une conquête plus importante avec moins de moyens mais surtout ils se heurtent à deux problèmes. Le premier constitue la faiblesse majeure de l’Armée Rouge : il s’agit de la dissolution morale de la troupe, une fois la frontière allemande franchie. On ne peut pas se battre, violer, piller et saccager en même temps. Le second problème est d’ordre logistique. Les Allemands détruisent ou occupent les principaux carrefours ferroviaires. Les Russes n’ont plus d’obus, de carburant… À ces deux raisons, il faut ajouter une(...)


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