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Jean Clair : Crime et Châtiment

Une exposition du musée d’Orsay d’après un projet de Robert Badinter

Le criminel a toujours fait débat. De même son châtiment. Crimes, prisons, décapitations, figures de criminels et peines capitales hantent les arts sous forme de représentations littérales ou d’allégories. L’exposition de Jean Clair, Crime et châtiment, présentée au musée d’Orsay du 16 mars au 27 juin 2010, interroge la complexité de cette inflation d’images de 1791 à 1981. Rencontre avec Jean Clair.


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Cette émission a été enregistrée pendant que Jean Clair mettait la dernière main aux préparatifs de cette exposition.



Comment l’art révèle la part sombre de notre humanité ? Au fil des aléas de l’histoire et de l’évolution de l’Europe occidentale, les artistes ont-ils conservé des codes permanents concernant la représentation du crime et du châtiment? L'art va à l'essentiel : le crime est transgression. Selon les mots de Robert Badinter : « La mort et le sexe s'avèrent le royaume privilégié de l'art. Car là s'exercent les interdits fondateurs. Et leur transgression revêt une dimension sacrilège. » Par cette exposition, Crime et châtiment, Robert Badinter souhaite que le public accède par l’art à ce que les codes et les jugements s’avèrent impuissants à nous livrer : l’angoisse du crime, et la violence du châtiment.


Des œuvres d’art, peintures et sculptures mais aussi des objets, des photographies, des archives du monde judiciaire, éclairent la figure du criminel, le crime, la justice et ceux qui la rendent, de 1791 à 1981. Une période durant laquelle, les trois piliers du châtiment, la guillotine, le bagne et la prison sont demeurés en place de manière quasi continue. L'institution de la guillotine en 1791, avec son article "tout condamné à mort aura la tête tranchée" escamote le corps du supplicié qui devait auparavant être cassé, broyé et brûlé dans le cas du régicide. Presque trente ans après l'abolition de la peine de mort en France, l'idée d'un éclairage de la violence de la peine capitale par les arts s'est imposée comme une évidence pour les auteurs de l'exposition.






Plus de 400 objets ont été réunis dans cette exposition pour tenter d'explorer le thème du mal individuel, entre obsession, folie, génie et crime. L'exposition s'ouvre sur une œuvre de Pierre-Paul Prud'hon, La justice et la vengeance divine poursuivant le crime. Des toiles, de Gustave Moreau, d'Alexandre Falguière, d'Alexandre Cabanel côtoient celles d'Edvard Munch, de George Grosz ou encore de Max Beckmann. Pas d'ordre chronologique mais une charge contre les crimes originels, déicide, parricide, fratricide. Cette première partie autour du "Tu ne tueras(...)


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