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Suffren , vainqueur des Anglais aux Indes

Portrait d’un marin qui suscita polémique, par l’amiral Rémi Monaque, invité de Laetitia de Witt

Stratège hors pair, vainqueur des Anglais aux Indes, Suffren a restauré la réputation de la marine française. Pourtant le personnage est loin de faire l’unanimité. Peu commun dans son aspect et dans son comportement, Suffren dérange. Las Cases le disait « aimé de personne mais apprécié et admiré de tous ». Ecoutons l’amiral Rémi Monaque présenter celui qui, malgré son mauvais caractère, demeure l’un de nos plus grands marins.


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Une lente ascension

- Pierre André de Suffren (prononcez « Suffrin » et non « Suffrène ») naît le 17 juillet 1729 au château de Saint-Cannat, près d’Aix-en-Provence. Comme beaucoup de cadets de familles nobles provençales, il est admis, dès l'âge de 8 ans, comme chevalier de minorité de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dont il deviendra plus tard bailli. La formation initiale de Suffren demeure énigmatique. On sait qu’il entre en 1743 dans la compagnie des gardes de la marine de Toulon et qu’il livre ses premiers combats dès l’année suivante (il n’a que quinze ans). En fait, la formation de Suffren est essentiellement pratique. En 1745, il quitte pour la première fois la Méditerranée pour une mission de patrouille côtière le long des côtes bretonnes. L’année suivante, il embarque pour le Canada. Cette expédition s’avère désastreuse : la maladie décime les équipages avant même d’avoir rencontré l’ennemi. Cette expérience marque Suffren, qui tout au long de sa carrière attachera de l’importance au soin des hommes. En dépit de ses nombreux engagements, son ascension dans la carrière est assez lente. Il ne sera capitaine de vaisseau qu’en 1772. En attendant, il multipliera les expériences : il sera prisonnier des anglais à deux reprises, occupera ses vacances de la marine royale à Malte. Il faut dire que ses « caravanes » de Malte lui sont précieuses. Elles l’entraînent dans la course des pirates en Méditerranée. Il y exerce son courage et y acquiert sa virtuosité tactique. Par la suite, la guerre d’Indépendance américaine lui permettra de franchir une nouvelle étape. Remarqué par le commandant de l’expédition, l’amiral d’Estaing, ses responsabilités ne cesseront de s’accroître au fil de la campagne.

- De retour en France, d'Estaing n’hésite pas à recommander Suffren au marquis de Castries, ministre de la Marine, et même au roi. C’est ainsi qu’il est choisi pour convoyer l’escadre que la France a décidé d’engager aux Indes, dont le commandement est en réalité confié à l’amiral d’Orves. Or, quelques mois plus tard, le hasard du décès de l'amiral d'Orves fait de Suffren le commandant de l'escadre.

L’apogée : la campagne des Indes

- L’expédition française aux Indes avait(...)


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