Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

L’Essentiel avec... Max Gallo, de l’Académie française

entretien avec Jacques Paugam

L’univers de Max Gallo, élu à l’Académie française en 2007 au fauteuil 24, succédant à Jean-François Revel, se situe quelque part entre Jules Michelet, Ernest Lavisse et Alexandre Dumas, tel est du moins le sentiment personnel de notre collaborateur Jacques Paugam qui, selon la manière habituelle de sa rubrique "l’Essentiel avec..." pose à l’historien et romancier 7 questions essentielles.


Bookmark and Share

Max Gallo vient de publier, en cette fin d'année 2009, deux ouvrages :
- Le roman des Rois (Fayard), le destin des Capétiens, Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe Le Bel
- Histoires particulières (CNRS Editions), entretiens avec le journaliste Paul-François Paoli, un ouvrage qui révèle bien des aspects de la personnalité de Max Gallo.



1ère question : dans votre carrière, quel a été, à vos yeux, le moment essentiel ?

- "Il concerne un académicien auquel j'ai succédé, Jean-François Revel. Il a beaucoup compté dans ma vie. En mai 68, j'étais professeur à la faculté des lettres de Nice ; au contact des étudiants, je n'étais pas pris par l'illusion ou l'utopie de ce moment, et j'ai, en spectateur engagé (selon l'expression de Raymond Aron) écrit un petit livre "Gauchisme, réformisme et révolution ?" et j'ai appris que Revel, que je lisais depuis longtemps sans le connaître, avait lancé une collection "Contestations", aux éditions Robert Laffont. J'ai fait un paquet de mon manuscrit et le lui ai adressé. Il l'a publié et m'a demandé si j'étais intéressé par la direction des collections d'histoire chez Robert Laffont. Après hésitation, et après le climat post-68 délicat, j'ai accepté tout en restant professeur à Nice. J'ai tissé des liens très amicaux avec Laffont, et aussi avec Revel. L'édition et l'écriture, mon rêve depuis l'adolescence... La réponse généreuse de Revel a bouleversé ma vie, personnelle et professionnelle".

Autre moment-clé des débuts de la carrière de Max Gallo :

"Lorsque je dirigeais la collection "Vécu" (avec Charles Ronsac), je devais trouver des sujets et des auteurs : dans un wagon-lit, lisant France-Soir, je découvre Martin Gray, survivant de Treblinka, ancien de l'armée soviétique, milliardaire américain, qui venait de perdre toute sa famille dans les incendies près de Cannes. Il y avait là un sujet et j'ai pris contact. Martin Gray m'a appris que Joseph Kessel lui avait proposé d'écrire sa vie. Si Kessel voulait le faire, pourquoi pas moi ? C'est ainsi que j'ai rédigé Au nom de tous les miens... Je n'étais pas "écrivain fantôme" puisque sur la couverture il était précisé "récit(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires