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La mutation profonde des cérémonies mortuaires

Les nouveaux rites funéraires, avec Christian Biot, fondateur de l’association L’autre rive

Les bouleversements sont nombreux autour de la mort, des enterrements et des cérémonies mortuaires et les questions fondamentales sont à nouveau posées : Pourquoi faire une cérémonie autour du mort, comment adapter l’offre d’enterrement dans une société moins religieuse qu’autrefois ? Que penser des rites autour de la mort et quelles sont les nouvelles ritualités mortuaires ? Témoignage et réflexion dans cet entretien entre Christian Biot, fondateur de l’association L’autre rive et Damien Le Guay, philosophe.


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Depuis cinquante ans nous avons quitté une « mort traditionnelle », qui a prévalu pendant au moins mille ans, avec une organisation religieuse et des « pompes funèbres » pour une « nouvelle mort », moins cérémonieuse, moins religieuse, plus discrète. Quelles sont les indices de ces changements ?



- La montée de la crémation qui, maintenant, concerne, 1/3 des cérémonies funéraires en France.
- Une déconstruction du religieux traditionnel, les fameuses « funérailles d’antan » dont parlait Georges Brassens.
- La disparition des « pompes » entourant les funérailles – les tentures noires, les cérémonies qui suspendaient, durant un temps, le temps social, les périodes de deuil.

Mais, malgré cela, il faut considérer que :
- Les Français sont soucieux de cérémonies et de rites funéraires
- Que 80 % des cérémonies funéraires ont, peu ou prou, une tonalité religieuse.
- Les rites s’adaptent, se modifient, deviennent plus « personnels »

Nous sommes donc face à une mutation profonde qui nous oblige à repenser « l’ardente obligation » des rites funéraires.

C’est la raison pour laquelle, il nous a semblé nécessaire d’interroger Christian Biot, fondateur de L’autre rive, association catholique visant à adapter l’offre d’enterrement aux nouveaux besoins des familles. Il est soucieux que s’opère une réappropriation des funérailles par la société pour lui donner une dimension collective.

Portait de Christian Biot

Christian Biot cite volontiers Brassens : «On ne doit pas garder le mort pour soi» . Et voilà résumé en une phrase le sens de son action au sein de l'association L'autre Rive.

Christian Biot, 70 ans, est prêtre dans une paroisse lyonnaise. Dans les années 1970, sa rencontre avec l'anthropologue Louis Vincent-Thomas, célèbre pour ses travaux sur la mort, a été décisive :(...)


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