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Les films italiens : outils d’analyse d’une société complexe

Avec Françoise Thibaut, professeur émérite de droit public à l’Université de Poitiers, Correspondant de l’Institut

Comment le cinéma italien s’est-il imposé dans le monde du travail ? Comment s’est-il différencié des autres cinémas ? Françoise Thibaut, professeur émérite de droit public à l’Université de Poitiers et Correspondant de l’Institut, revient sur ce thème lors de la deuxième rencontre « Droit et cinéma : regards croisés ».


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La deuxième rencontre « Droit et cinéma : regards croisés », organisée par la Faculté de droit, de Science politique et de Gestion de la Rochelle, en partenariat avec le Festival International du Film de la Rochelle, le centre Intermondes et l’espace culture de l’Université de la Rochelle, a réunit une nouvelle fois à la Rochelle les 28 et 29 juin 2009 les universitaires et le festival local de cinéma autour du thème du « Travail ». Sujet d’actualité, il constitue le fil conducteur des échanges en s’appuyant sur la projection de trois films.

Dans cette retransmission, Canal Académie vous propose l’intervention de Françoise Thibaut, professeur émérite de droit public à l’Université de Poitiers, Correspondant de l’Institut pour parler des films italiens : outils d’analyse d’une société complexe.

Si le cinéma français est celui du populisme romantique, le cinéma italien est sûrement celui de l'ouvriérisme pathétique. Notamment dans les années immédiates après le néoréalisme. Le cinématographe est un lien social.

Si le cinéma américain est si fantastique et tourné vers le rêve, c'est parce qu'il sort d'un contexte social où presque tout est illusion. Les européens ont sans doute produit les films les plus proches de la réalité du travail parce qu'ils ont fondé leur civilisation sur ce dernier. En fondant leur système sur le travail et l'enrichissement qu'il peut rapporter, ils ont entraîné tout un contexte créatif : littérature, peinture, architecture, artisanat industriel, musique ou cinéma.

Après la seconde guerre mondiale, l'Italie se retrouve dans un tel état et une telle pauvreté que le cinéma veut les montrer dans les années 50. Il les décrit dans une recherche esthétique, mais avec humour, refusant de se plaindre ou de dramatiser.

Dans les années 60, le cinéma italien passe à la comédie, succédant au néoréalisme. Les italiens veulent passer le message suivant : «Nous étions détruits, mais nous avons surmonté l'obstacle avec le sourire, même chômeurs».

A partir des années 80, le cinéma italien s'exporte Outre-Atlantique et son côté social se videra totalement de son contenu et de sa signification.

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