|
|
CARR600
Sculpture - Yerres 2009 : les académiciens présents à la biennale
Dix d’entre eux exposés parmi les 73 artistes réunis pour l’événement
La toute jeune biennale de sculpture de Yerres réunit pour la deuxième fois le petit monde des sculpteurs, un peu trop oublié. Toute génération confondue, dans un esprit plus démocratique qu’académique, les sculpteurs de l’Académie des Beaux-arts n’ont pas hésité à présenter leur créations : rencontre avec trois d’entre eux Claude Abeille, Brigitte Terziev et Gérard Lanvin.
La Deuxième Biennale de sculpture de Yerres présente les œuvres de 73 sculpteurs. À ceux de la première biennale qui sont revenus, s'ajoutent des sculpteurs venus d'horizons et de formations divers. Lydia Harambourg commissaire et initiatrice de cette biennale a voulu présenter au public, un large échantillon de la vitalité de la sculpture en France de 1950 à nos jours : pari réussi au regard du succès du vernissage pour lequel de nombreux amateurs et collectionneurs s'étaient déplacés de Paris.
Faire découvrir, tel était l'objectif annoncé de cette biennale qui réunissait deux fois plus de sculpteurs qu'il y a deux ans. Le rendez-vous risque d'être de plus en plus couru les prochaines années.
Tous les sculpteurs de l'Académie des beaux-arts ont répondu à l'appel de Lydia Harambourg, correspondante de l'Institut à l'Académie des beaux-arts qu'ils connaissent bien. Au fond des têtes se trouve peut-être tapie, l'envie de renouer avec un événement fédérateur comme le fut en son temps, le Salon de la Jeune Sculpture coordonné par Denis Chevalier.
L'inscription dans la durée de cette biennale de sculpture dont c'est la deuxième édition palliera peut-être au fil des ans, cette absence qui semble faire cruellement défaut à la famille des sculpteurs vivant en France.
Parmi les 73 sculpteurs réunis, les académiciens exposent à Yerres cette année en toute simplicité. Les sculpteurs Jean Cardot, dont le public connaît la sculpture de Churchill à deux pas du Grand palais, ou son De Gaulle, expose une sculpture de 1961, un bronze (cire perdue) où la figure humaine se réduit à une métamorphose en action, selon les mots de Lydia Harambourg. Pierre Edouard tout récemment élu dans la section sculpture, qui vient de la peinture dessine dans l'espace un corps de femme en suspens. Depuis plusieurs années, il travaille sur le thème de l'Eve. Eugène Dodeigne, expose une sculpture de bois de 1950, Forme, qui surprend le public qui connaît plutôt ses grandes sculptures de pierre incisées de larges stries blanches. Antoine Poncet présente un bronze de1987, Jamais à jamais qui évoque ses volumes ailés qui lui sont chers.
Leurs confrères, les artistes de la section de peinture dont on connaît davantage l'engagement pictural, ont aussi choisi d'exposer des sculptures. Velickovic, Trémois, Millecamps (...)
© Canal Académie - Tous droits réservés
|