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Et si Malte était la pointe émergée de l’Atlantide ?

Chronique historique et bibliophilique de Bertrand Galimard Flavigny

La présence de grands sites mégalithiques sur Malte a plongé de nombreux savants dans l’expectative. Faute d’explications satisfaisantes, certains ont tenté d’en donner au moins une : Malte serait le sommet de l’Atlantide, ce continent englouti évoqué par Platon dans les dialogues de Timée et de Critias. Il aura inspiré une littérature plus abondante que celle inspiré par les terres émergées. Bertrand Gallimard Flavigny raconte cette histoire.


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Certains ont situé la terre des Atlantes, en Palestine, d’autres en Suède. Les fonds d'alentour de l’île de Santorin ont recueilli de nombreux suffrages, et la région de Gibraltar fut un moment en passe de prendre le pas sur toutes ces hypothèses. Celles qui la situaient du côté des Canaries furent plus nombreuses. Sans doute influencées par les Essais sur les Iles Fortunées publié en 1803 par le naturaliste, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent (1778-1846). Ces « essais-là tenaient à prouver que « les débris de cette célèbre Atlantide, dont l’avare Océan a englouti les villes, les monuments et les richesses… » étaient installés sous l’archipel des Canaries.

Pour le marquis de Fortia d’Urban (1756-1843), un esprit savant, « membre de plusieurs Académies en France, en Italie, et en Allemagne », il n’y avait pas de doute, Ogigié, le nom antique donné à Calypso, était bien aujourd’hui Malte. Dans le tome IX, paru en 1809, de sa monumentale Histoire ancienne du globe terrestre (à Paris chez, Deterville, en 1807-1811, en dix tomes), il répond aux Essais sur les Iles Fortunées de Bory, avec un article intitulé Histoire et théorie du déluge d'Ogigès ou de Noé et de la submersion de l'Atlantide. Cet article connut un certain retentissement dans le monde scientifique contemporain. Certes Fortia n’avait pas tout à fait la preuve de ce qu’il avançait mais son intime conviction en ce domaine, était grande.

Or, le 13 juin 1827, notre savant reçut le courrier d’un architecte maltais, George Grognet de Vassé (1774-1862) qu’il avait rencontré à Rome, vers 1810. Celui-ci lui faisait part de la découverte extraordinaire d’une pierre qui détermine enfin au juste la véritable position de l’ancienne Atlantide qui s’étendait depuis le Golphe de la grande Syrte jusque entre le cap Bon d’Afrique, et le Cap Maretimo de Sicile, étant les Isles de Malte et du Goze, les anciens sommets du fameux Mont Atlas qui s’élevait presque au milieu de l’Atlantide submergé avant l’Ere Chrétienne 2298, Epoque du Déluge D’Ogygier.

Grognet racontait qu’il avait reçu une lettre date du 7 mai 1826 écrite par Don Giuseppe Felice Galea, depuis « Città Vecchia », autrement dit Mdina, l’ancienne capitale de l’île de Malte, lui indiquant que durant(...)


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