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Annibal Carrache (1560-1609), le peintre virtuose du Palais Farnèse

Pour la quatrième centenaire de sa mort, présenté par Annie Regond, maître de conférences en histoire d’art moderne à l’Université Blaise Pascal

L’année 2009 marque le quatrième centenaire de la mort du peintre Annibal Carrache, et pourtant aucune commémoration d’envergure ne marque cet anniversaire, tant en Italie qu’en France. C’est ainsi que Canal Académie invite ses auditeurs à découvrir cet artiste dont les oeuvres majeures ornent les musées français et italiens.


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Les artistes bolonais, et en particulier l'atelier des frères Carrache, ont joui en France d'une réputation dont le nombre et la qualité des œuvres conservées dans les collections nationales parlent d'eux-mêmes. Parmi tous, Annibal Carrache fut sans doute l'un des plus talentueux et des plus admirés en son temps.




L'artiste dont on devrait commémorer le souvenir était le chef d'un atelier familial, bien qu'il ne fût pas l'ainé. Très tôt, en effet, son nom fut associé à celui de son frère Agostino (1557-1602) et à celui de son cousin Ludovic (1559-1619), sans parler encore d'un autre Francesco (1559-1622), et d'Antonio (1583 ou 1589-1618). Annibal naquit donc dans une famille comptant de nombreux artistes à Bologne le 3 novembre 1560. Il n'était alors pas difficile pour un futur peintre de se former dans cette ville qui bénéficiait d'un riche passé dans le domaine de tous les arts graphiques. Moins réputée que Florence ou Venise pour l'époque médiévale, Bologne avait connu dès la Renaissance une activité remarquable aussi bien pour les décors des palais ou églises que pour la commande individuelle. Pourtant, Annibal et ses frères réagirent contre le courant maniériste qui régnait alors, avec l'influence des artistes florentins : formes exagérément étirées vers le haut, musculatures boursouflées, sujets obscurs à force d'allusions et d'emblèmes cachés... C'est ainsi que, prônant un retour à des modèles plus proches du quotidien, Annibal propose pendant ses premières années des sujets tels que le Mangeur de fèves aujourd'hui conservé à la Galerie Colonna à Rome, ou La Boutique du boucher, (2 versions, une à Oxford, l'autre à Londres) étonnante vision de rue où la couleur rouge des carcasses sanguinolentes des animaux répond aux tissus des vêtements.







Afin de compléter sa formation, Annibal se rendit à Florence en 1583, à Parme en 1585, et, en compagnie d'Agostino, à Venise en 1585, où il fut ébloui par les coloris des œuvres du Titien et de Véronèse, et en retint une nouvelle approche du traitement de la couleur.
Désireux d'accroître leur influence dans le domaine d'un certain retour à la nature (notion périlleuse à toute époque), et au modèle(...)


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