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Ecrivains français en Italie : Emile Zola (8)

avec Giovanni Dotoli, de l’Université de Bari

Emile Zola, italien par son père, dans son roman Rome, s’est montré fin observateur et même, analyste précurseur, de la vie en Italie. Quatre villes ont particulièrement retenu son attention dans ce pays où l’unité toute neuve n’avait qu’une vingtaine d’années : Rome, Naples, Florence et Venise. Ecoutez quelques uns des plus beaux passages de Zola en Italie.


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Zola n’était pas académicien, certes, mais par contre, il était, comme son nom peut le laisser entendre, italien par ses origines paternelles. Son père, Francesco Zola, avait servi dans l’artillerie italienne. Et à 17 ans s’était engagé en qualité d’officier dans l’armée du prince Eugène. Quand Venise est passée sous domination autrichienne après la chute de Napoléon 1er, le père Zola a pris un travail d’ingénieur et s’est mis à écrire. Puis il a décidé de s’expatrier et c’est ainsi que se fixant en France, il a épousé une jeune fille française, Emilie Aubert. Et de ce mariage naîtra à Paris leur enfant unique, Emile Zola. Lequel passera son enfance à Aix-en-Provence.

On connaît Zola romancier, père du naturalisme (et, comme le précise ici Giovanni Dotoli héritier des théories d'Hippolyte Taine), écrivain du social, journaliste engagé pendant les dernières années du Second Empire et les premières de la Troisième République. Rappelons ses dates : 2 avril 1840 – 29 septembre 1902 (dans des conditions dramatiques et mystérieuses, par asphyxie)…

Zola se rend en Italie pour la première en 1894. Il décrit comment Rome est en train de devenir la grande capitale d'une jeune Italie tout récemment unie (vingt-quatre ans auparavant).

Il est surprenant de constater combien Zola comprend, en précurseur, bon nombre d'événements qui arriveront plus tard en Italie, notamment le fascisme, la séparation du Nord et du Sud. Il est fort sensible à l'aspect humain de ses découvertes et offre des pages magnifiques sur les femmes, soulignant leur sens de la fête, leur sensualité, leur liberté sans dévergondage.

A Naples, on peut dire qu'il est l'un des premiers à comprendre les problèmes de cette ville, en particulier les ordures... (il parte "d'odeur nauséabonde". Il s'aventure dans les dangereux "quartiers espagnols". Et au moment où il s'y trouve, on invente la pizza Margharita !

Venise pour lui est "un bibelot" à mettre sous verre, qui refuse toute restauration, tout aménagement.

A Rome, il se rend dans le Trastevere (le quartier où est né Apollinaire) et Giovanni Dotoli nous fait partager par la lecture la modernité de la langue utilisée par Zola.

En 1894, dans Voyage à Rome, Emile Zola précise(...)


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