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Marie-Lise Chanin, précurseur de l’aéronomie

membre correspondant de l’Académie des sciences

La physicienne Marie-Lise Chanin marqua d’une pierre blanche une discipline qui débuta en France en 1958 : l’aéronomie. Pendant trente ans, elle participa pleinement à l’émergence de cette science qui permet aujourd’hui de mesurer la température de la haute atmosphère mais aussi le vent et le rayonnement solaire. Portrait plein d’énergie en compagnie de Marie-Lise Chanin, correspondant de l’Académie des sciences.


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L’aéronomie consiste en l’étude des propriétés physiques et chimiques de la haute atmosphère, c’est-à-dire de la partie de cette atmosphère où l’action directe du rayonnement solaire est la source principale de l’énergie.
C’est ce qui différencie l’aéronomie de la météorologie. (Cette dernière étudie la partie de l’atmosphère à basse altitude, où la source principale de l’énergie est le rayonnement de la Terre elle-même).

Ainsi l’aéronomie vise à connaître et comprendre l’action de l’énergie solaire constituée de rayonnement électromagnétique et de particules énergétiques sur l’oxygène et l’azote raréfiés, mais aussi l’effet de cette action sur l’état et les mouvements de l’atmosphère considérée d’un point de vue macroscopique.

Cette discipline qu’est l’aéronomie a été pleinement mise en valeur en France par le Service d’aéronomie (SA aujourd’hui devenu LATMOS) créé en 1958 par le professeur Jacques Blamont. Cette première école de l’espace a permis de mesurer la température, le vent et la turbulence dans la moyenne et haute atmosphère.



C’est après une licence de physique que Marie-Lise Chanin entre dans le laboratoire nouvellement créé par Jacques Blamont en octobre 1958, le Service d’aéronomie (créé à l’occasion de l’année Géophysique internationale).
C’est avec peu de moyens financiers mais avec beaucoup d’enthousiasme et de talent que l’équipe de 5 thésards dirigé par Jacques Blamont lancent leur première fusée six mois après la création du laboratoire. Cette fusée éjectait du sodium dans la moyenne et haute atmosphère pour que les chercheurs puissent observer les vents et la turbulence.

Cette fusée Véronique fut la première d’une longue série. Et c’est ainsi que jusqu’en 1967, la tâche de Marie-Lise Chanin fut de mesurer la température de la haute atmosphère.


Entre 1960 et 1965 des campagnes sont réalisées dans le désert d’Algérie à Hammaguir avec une dizaine de jeunes chercheurs dont Claude Cohen-Tannoudji, Marie-Lise Chanin, et évidemment Jacques Blamont...
Leurs recherches s’avèrent très positives. Forts de leurs résultats, le Général de Gaulle décide la création en 1961 du CNES, Centre national d’études spatiales. Mais le SA restera indépendant de ce nouveau Centre, selon les(...)


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