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Billet d’Australie (1) : merci aux intrépides aviateurs !

Par Françoise Thibaut, correspondant de l’Institut

Françoise Thibaut nous raconte dans ce billet comment ce grand pays-continent qu’est l’Australie serait resté isolé dans son immensité sans l’avion, qu’il ait été un coucou postal, un avion militaire, privé ou de grande ligne, avec, en prime, les portraits de quelques aviateurs pittoresques.


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Australie. Il ne s’agit pas du lénifiant et romanesque navet dans lequel Nicole Kidman s’agite en vain…

Les britanniques ont fait beaucoup de sottises dans leur colonisation du continent austral, heureusement tardive : la chance de l’île-continent est d’avoir dérivé aussi loin et d’être restée isolée si longtemps. Les européens n’ont pris que très lentement conscience de l’immensité du lieu, de son hostilité. Ils s’employèrent souvent à exterminer tout ce qui entravait leurs entreprises : les kangourous, et surtout les habitants originaires, les Aborigènes. Partir pour l’Australie fut pendant 150 ans soit la marque de l’infamie, soit la décision de ceux qui ne pouvaient rien espérer de l’Angleterre, soit la punition des fils de famille indisciplinés, soit un nouveau Far West pour aventuriers et chercheurs d’or. Partir pour l’Australie, en revenir pouvait prendre des mois, voire des années. Et on n’était jamais sûr d’y arriver… Le bateau fût l’unique moyen de communication jusqu’au premier tiers du XXème siècle, dans des conditions souvent incertaines. Les naufrages, le long des côtes du sud, furent extrêmement nombreux.


L’avion a tout changé : il y eut d’abord les pionniers, lorsque l’avion - le plus souvent un biplan - restait l’apanage de riches sportifs : lorsque l’Empire couvrait le monde, le jeu consistait à préparer des étapes le long d’un parcours passant par Malte, la Crête, l’Egypte ou l’Irak, l’Inde, la Malaisie, les îles de la périlleuse mer d’Arafura… et enfin, Darwin, tout au nord. C’est ainsi que sont nés les grands aéroports d’aujourd’hui : Quelques bidons de carburant, un peu d’huile et d’eau, et 300 mètres de prairie ou de plateau point trop caillouteux suffisaient à l’aventure… Glenelg, station balnéaire d’Adélaïde garde le souvenir de Jimmy Melrose, un héros national, qui le premier fit le voyage « à l’envers » : Australie/ Londres, c’est-à-dire le vent sur le nez en 1934 en 8 jours et 9 heures ; et puis Lord Francis Chichester, lequel, avant d’être un intrépide navigateur, modèle et idole d’Eric Tabarly, s’illustra comme aviateur, en accomplissant un(...)


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