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Billet de Hong Kong

Par Françoise Thibaut, correspondant de l’Institut

Hong Kong, terriblement européenne et profondément chinoise, une ville paradoxale, affairée et secrète ! Notre correspondante vous livre ses impressions, ses étonnements, ses découvertes, bref sa fascination pour cette cité à double visage où deux mondes, l’Est et l’Ouest, se rejoignent.


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Hong Kong, paradoxale, car elle rassemble en elle-même toutes les contradictions possibles : sur la durée d’abord : cette « place » aurait du disparaître… plusieurs fois… au profit de Shanghaï, de Singapour, de Taïpeh, à la fin de l’ère victorienne, après la Seconde Guerre Mondiale, avec le système populaire de Mao, après le départ des Britanniques… et bien non, elle est toujours là ! Plus arrogante que jamais, affairée, besogneuse, compliquée, et secrète ; incroyablement bruyante, mais muette. Muette sur son objet même : à quoi sert Hong Kong ?

Irremplaçable passerelle entre l’Est et l’Ouest, entre un monde interdit et un monde insaisissable, entre l'immobile et le changeant, l’éternel et le fugace, l’interdit permis et l’autorisé inatteignable… Si l’on est pas complètement stupide, on est très vite « happé » par cette ville sans grâce spéciale, où un paysage sublime a totalement été saccagé, ravagé par l’homme ; ce dernier, toujours stupidement pressé a transformé le sous sol en gruyère pour faire se rejoindre île et continent, a bati des ponts pour enjamber la baie, des plate formes de béton pour réduire la mer à une congrue portion de paysage. Dieu doit être bien mécontent : l’homme est si bête avec son béton : Il avait donné une baie parfumée, il reste un monstre enfumé …



- L’ile, Koolong et leurs faubourgs sont très européens : ceux qui débarquent à Hong Kong en veine d’exotisme seront déçus : c’est une ville ancienne, modelée depuis près de deux siècles par la présence des Britanniques, dotée d’un climat proche de celui de la Côte d’Azur, d’immeubles victoriens très laids, de buildings modernes serrés les uns contre les autres, qui rendent certains quartiers ombreux, entretiennent la stagnation du mauvais air de la circulation automobile ; Nathan Road est, à certaines heures, irrespirable, tout comme l’arrière du front des buildings de l’ile. Souvent noyée dans la brume, la baie tarde à se découvrir ; la ville est souvent laide, sale, mal tenue ; rien à voir avec la singapourienne manie du balayage et du lavage à grande eau ! Pourtant un progrès notable a été accompli. Dans les centres les plus anciens beaucoup d’immeubles à demi ruinés, désaffectés, sur les toits desquels les plus pauvres ont encore bati des cahutes en tôle et(...)


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