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Regards sur la peinture de Georges Mathieu : entre fulgurance et intuition

Lydia Harambourg, correspondante de l’Académie des beaux-arts évoque Georges Mathieu (1921-2012)

Georges Mathieu est l’un des plus grands peintres de la seconde moitié du XXe siècle, exposé dans le monde entier, reconnu internationalement dès les années cinquante. Aujourd’hui moins visible, l’artiste a imposé son langage. La critique d’art Lydia Harambourg lève le voile pour Canal Académie, sur une œuvre immergée dans la tension où l’expérience esthétique rejoint celle du sacré : quand l’œuvre s’érige en expression totale.


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Au cours de cet entretien, Lydia Harambourg présente ce qui caractérise la peinture et la démarche de Georges Mathieu qui n'avait fait aucune école d'art avant de se lancer dans la peinture, dans la plus grande solitude. Très vite, il rencontre dans le Paris d'après-guerre, Wols, Atlan, Hartung et s'affirme comme l'acteur et l'instigateur de l'abstraction lyrique. Peintre et penseur, homme de grande culture, Mathieu a la conviction très tôt de faire un art total qui fait table rase de la beauté platonicienne. Il opère une révolution sémantique. Le signe précède le sens ; l'image plastique précède l'idée.





Le signe est une pulsion, un signe libre qu'il revendique au nom de l'imaginaire, de la spontanéité et peint en public. L'artiste effectue un saut dans le vide, une mise à nu.





Sa peinture s'inscrit dans le temps et l'histoire même si c'est une peinture du geste et de l'éphémère. La peinture est pour lui un acte fondateur. Il pratique dès 1945 le dripping et le tubisme, et invente des techniques à la hauteur de son geste. Il révèlera en France des peintres américains par les expositions de groupe qu'il organise. Dans une société qui a perdu le sens de la beauté à ses yeux, les arts appliqués doivent jouer un rôle très important. Ainsi, il réalise en 1974, la nouvelle pièce de 10 Francs mais aussi des affiches, des assiettes, des cartons de tapisserie, des timbres.




Lydia Harambourg évoque son univers et son rapprochement avec les grands mystiques. Elle le situe par rapport aux autres peintres de l'abstraction lyrique. Parmi les nombreuses toiles de Mathieu, citons Evanescence, La bataille de Bouvines, Les Capétiens partout, Flamence rouge, Complainte silencieuse des enfants de Bogota; parmi ses livres Au-delà du Tachisme (Julliard, 1963), Le Privilège d'être (Éd. Robert Morel, 1967), Le Massacre de la sensibilité (Éd. Jean Picollec, 1994),(...)


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