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ES524
Le besoin nutritif des plantes et leur développement (1/2)
Avec Michel Caboche, de l’Académie des sciences, avec Laurent Nussaume et Jan Traas
Toute plante a son architecture propre, de la pointe des racines à celle des feuilles. Comment les racines perçoivent-elles la présence des sels minéraux nutritifs et comment réagissent-elle à leur carence ? Comment le sommet de la tige choisit-il d’initier un rameau, une feuille ou une fleur ? Les intervenants de cette séance (retransmise en deux parties) vous apportent des éléments de réponse.
Grâce aux plantes modèles -maïs, pois ou arabette des dames- les
chercheurs ont ouvert une fenêtre sur les stratégies d’adaptation des plantes et nous livrent quelques clefs au cours de cette séance conjointe Académie des sciences / Académie d'agriculture, du 24 mars 2009.
Dans cette première partie de retransmission de séance, écoutez l'Académicien des sciences Michel Caboche, Laurent Nussaume et Jan Traas.
Dans la deuxième partie, retrouvez Christian Dumas de l'Académie des sciences, Patrick Laufs, et Catherine Rameau
Les plantes, comme les animaux, ont leurs hormones de développement. À côté des hormones principales de la « dominance apicale », comme l’auxine, une famille d’hormones, probablement très
ancienne, les strigolactones, n’en finit pas de dévoiler ses potentialités.
Dernière découverte en date : elles sont le messager de l’auxine pour empêcher la ramification des tiges aériennes ; auxine que l’on trouve également impliquée dans la diversité de forme des feuilles découpées en folioles, dites « composées ». Feuille simple ou composée, limbe à bord denté ou à bord lisse, les chercheurs commencent à décrypter le déterminisme génétique de cette riche palette.
Du phosphate pour nourrir vos plantes
Laurent Nussaume (Directeur du Laboratoire de biologie du développement des plantes - UMR 6191 CNRS/ CEA Cadarache/Université Aix-Marseille) s'intéresse à la réponse de la plante à la carence en phosphate du sol.
Cet anion constitue en effet un élément nutritif majeur qui module très fortement l’architecture de la plante. Des approches de génétique ont permis de modifier notre vision des processus mis en jeu. Les baisses de croissance observées ne sont pas des conséquences directes de carences métaboliques mais résultent de cascades de transduction complexes.
Les mécanismes de perception mis en jeu demeurent encore aujourd’hui presque totalement inconnus. On suspecte la présence de voies de perception et de transduction redondantes. Ceci expliquerait l’échec de la majorité(...)
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