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Le pardon dans la Torah et la tradition juive

avec le grand rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite de l’armée française

Quelle est la place du pardon dans la Torah et dans la religion juive ? Le grand rabbin Haïm Korsia la précise en expliquant le sens de la fête du Grand Pardon, le Yom Kippour ainsi que certains rites au moment de la mort.


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"Le pardon est la trame fondamentale de la Bible" : c'est par ces mots que d'emblée, le grand rabbin Korsia commence cette réflexion sur le pardon en ajoutant qu'il n'y aurait pas d'humanité sans pardon, c'est-à-dire sans la magnanimité de Dieu, sans la capacité que Dieu laisse à l'Homme de se repentir, la chance qu'il lui offre de se reconstruire. Tout l'enjeu de la Bible tient dans cet équilibre : l'Homme va fauter mais il garde la confiance en Dieu par l'intermédiaire du pardon. Il n'y a pas d'homme sans faute, comme dit le psalmiste : "Quel est l'homme juste qui n'a jamais fauté ?". On vit tous à crédit de Dieu, parce Dieu, dont la nature est d'être miséricordieux, toujours prêt à nous laisser encore un peu de temps.


La fête du Grand Pardon

Et ce n'est pas un hasard si la grande fête du judaïsme est celle du Grand Pardon, le Yom Kippour, le jour du rachat. La spécificité du pardon dans le judaïsme tient en ce qu'il n'est pas une sorte de grâce mais qu'il répond toujours à un appel de l'Homme. C'est pourquoi il se séquence en trois temps :
1 - la compréhension de sa faute
2 - la volonté de transformer son acte
3 - la transformation réelle de son comportement.

Inutile pour l'homme de demander pardon à Dieu s'il n'a pas pardonné à l'autre. Le pardon est une façon pour l'homme de se redresser. Et le grand rabbin Korsia de citer cet exemple : imaginez quelqu'un à terre, si vous ne le relevez pas en vous contentant de le regarder écrasé, vous gardez vos yeux vers le bas ; la seule façon de lever les yeux, c'est de le relever et en même temps de vous relever vous-même.

Le jour du Grand Pardon est un jour de jeûne qui dure 25 heures sans manger ni boire, où tous se retrouvent à la synagogue pour prier (25 h et non pas 24, nombre symbolique, cet ajout d'une heure pour signifier que la communauté ne se contente pas d'assurer juste le service minimum). Et ce moment de prière collective est important. On ne peut entrer dans ce jour-là si l'on n'a pas demandé pardon à l'autre.


Le pardon, une démarche qui engage pleinement

Un pardon d'apparence, de convention sociale ("parce que ça se fait"), d'hypocrisie, ce n'est pas un vrai pardon. Or, on ne peut pas tricher avec Dieu "qui sonde nos reins et nos coeurs". Le pardon entraîne une transformation radicale de notre rapport à Dieu, aux(...)


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