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Valéry Giscard d’Estaing au 31ème Colloque de l’Alliance française
Un académicien partage sa vision de la culture française à l’étranger
Le président Valéry Giscard d’Estaing, membre de l’Académie française, intervenait le 28 janvier 2009 au 31ème Colloque de l’Alliance française. Ecoutez-le parler de sa vision de la culture française à l’étranger.
Valéry Giscard d'Estaing s'exprimait le 28 janvier 2009 à la Fondation Alliance française, boulevard Raspail à Paris, pour le rendez-vous annuel des directeurs des Alliances françaises. A cette occasion, il exprimait quelques pensées concernant la promotion de la culture française à l'étranger. Ecoutez-le dans cette émission remercier l'assemblée pour son travail, ses initiatives et pour son «travail désintéressé».
L'histoire de l'Alliance française est d'une longévité «remarquable», ce qui pousse l'ancien président à poser la question : «Comment le système a t-il pu durer si longtemps ?» et à y répondre : «Il débute à la fin du XIXe siècle par quelques grands esprits de culture qui imaginent cette création d'associations locales animées par des personnalités du pays pour faire mieux connaître la langue et la culture française.» «La France est une grande puissance moyenne : elle a une grande vitalité démographique (la population augmente), sa culture reste parmi les plus riches du monde, elle est un confluent de culture et n'oublions pas qu'elle était la langue de communication mondiale au XVIIIe siècle c'est à dire la langue des élites. On garde l'idée que cela pourrait recommencer !»
A l'époque, la France était le pays le plus peuplé et le plus puissant militairement. Elle avait une présence dominante. Aujourd'hui, les éléments ont changé. La place est prise par l'anglais (ou plutôt le «mid-atlantic english», une langue d'usage.
Revenant sur les grandes époques qui ont bâti ce «monument humain constitué par la langue et la culture française», Valéry Giscard d'Estaing évoque le mobilier mondial qui a été français entre 1720 et la révolution française ou encore la peinture de la fin du XIXe siècle dont l'empreinte française reste dans tous les musées du monde.
Quel est le but d'une telle association ? «Il faut rechercher les moments forts de la culture française et voir comment les faire partager avec ceux qui souhaitent la connaître». Que peut-on imaginer en Europe ? Quelle peut-être la place du français ? Pour l'académicien, «le français devrait être la langue écrite de l'Europe.»(...)
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