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Une page de l’histoire se tourne

La chronique de Geneviève Guicheney, Correspondant de l’Institut

Fin d’année, page à tourner. On a envie de repartir sur des bases fraîches. On aimerait. Le livre de l’histoire ne s’écrit jamais seul. Chaque page est plurielle, complexe. Avant de prendre sa part à l’écriture d’un nouveau chapitre on relit le précédent. C’est difficile. Tant de bruit et de fureur, agrémenté de belles ouvertures, des promesses dans lesquelles l’humanité puise l’espoir qui lui permet de continuer d’avoir le cœur à l’ouvrage.


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Le monde va mal, on le dit et le répète mais voit-on comment il pourrait aller mieux ? Oui, assurément. Aucune fatalité n’oblige les humains à désespérer d’eux-mêmes malgré leur lourd passé. C’est déjà un bon point de départ que celui qui fait litière des illusions dont les marchands se bousculent sur les marches du temple. Ce qui ne veut pas dire renoncer à l’utopie. Au contraire. Rêvons un peu alors.

L’élection de Barack Obama tant souhaitée dans notre pays a fait souffler un vent d’espoir jamais vu. Le monde entier avait les yeux fixés sur les États-Unis d’Amérique. On n’osait pas croire que cela fût possible. Au-delà des péripéties de la campagne électorale nous voudrions comprendre ce qui est à l’œuvre dans ce sursaut d’un pays qui donnait l’impression de désespérer de lui-même ou plutôt de ne plus s’aimer, qu’il avait malgré les rodomontades de ses dirigeants sortants perdu l’estime de soi. On désespérait avec lui qu’il la retrouve. Nous n’aimons pas ne pas aimer les États-Unis même si de façon récurrente il est de bon ton de les honnir. Ils ont la particularité de réunir tout ce que nous aimons et détestons. Nous étions avec eux à leur naissance même. Ils ont été avec nous pour nous aider à ne pas être engloutis. Ils ont une énergie parfois mal employée qui ne laisse cependant pas de nous fasciner. Nous y puisons, dans toutes sortes de domaines, une inspiration dont nous aimerions qu’ils l’apprécient davantage. Quoi qu’on en ait, on sait que l’esprit pionnier y règne toujours. C’est peut-être ce qui rend si difficile pour eux d’accepter d’entrer dans le concert des nations d’un monde multipolaire. S’ils apprennent à partager au lieu de se croire à la tête du monde, le monde s’en trouvera mieux.

La crise financière que nous commençons à affronter est une occasion historique de rebattre les cartes. Ne doutons pas que chacun tentera de s’en sortir au mieux. La mondialisation a créé une situation nouvelle qui fait que la crise touche toute la planète à des degrés différents mais avec la même violence. La répartition inégale des richesses permettra tout au plus à certains de gagner du temps. Comme dans la fable de la peste, ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.(...)


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