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Cœur artificiel : le concepteur vous dévoile ses secrets

avec le Professeur Alain Carpentier, de l’Académie des sciences

Présenté à la presse fin octobre 2008, le coeur artificiel est une petite coque ovoïde de matière synthétique blanche, truffée d’électronique et de biomatériaux, qui palpite au rythme de 90 pulsations par minute, 24 heures sur 24. Il aura fallu 20 ans au Professeur Carpentier pour mettre en place un premier prototype. Si les essais cliniques ne sont pas encore programmés, le cœur artificiel reste un immense espoir pour 10 millions d’insuffisants cardiaques dans le monde.


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Confronté à de nombreux cas dramatiques d’insuffisance cardiaque terminale, d’infarctus de myocarde, et fort de sa réussite dans la conception de bio prothèse cardiaque, le professeur Alain Carpentier décida de se lancer en 1988 dans la conception du premier cœur artificiel autonome.

Le cœur artificiel d’Alain Carpentier n’est pas à confondre avec l’assistance ventriculaire ou l’assistance circulatoire. De même, à la différence des cœurs artificiels actuels, il ne sera plus question de se promener branché en permanence à une console extérieure. Non, la batterie sera à l’intérieur même de ce cœur artificiel, alimenté par des recharges extérieures.



Il aura fallu une vingtaine d’années, pour concevoir ce cœur artificiel autonome ; à l’heure actuelle, les simulations sur ordinateur se poursuivent.

L’équipe du professeur Carpentier n’est pas la seule dans cette course au progrès médical. D’autres équipes américaines et allemandes travaillent de leur côté sur des projets similaires. Pour l’instant, les équipes étrangères se heurtent à un problème de taille : la formation de caillots dans le sang. En effet, le sang, à la rencontre d’un corps étranger, coagule.
Une difficulté résolue par l’équipe d’Alain Carpentier, grâce à l’exploitation d’un biomatériau, déjà utilisé pour la prothèse valvulaire cardiaque. Mieux, il sait déjà qu’il n’aura pas à administrer d’anticoagulants à ses futurs patients.

Le problème suivant fut de coller parfaitement à la physiologie du cœur « naturel ». Alain Carpentier avait besoin d’ingénieurs et d’électroniciens. Il a donc décidé de faire appel aux services d’EADS. L’entreprise a accepté d’ouvrir ses portes, avec, pour l’équipe technique comme pour l’équipe médicale, la volonté de travailler dans la confidentialité la plus totale.
Parallèlement à l’étude de la forme du muscle cardiaque, les équipes ont observé pendant un long moment les contractions. Car, comme l’explique le Professeur Carpentier(...)


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