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Talleyrand, un prince à Vienne

Une biograpie établie par Emmanuel de Waresquiel, invité de Christophe Dickès

En 1815, le Congrès de Vienne réorganisait l’Europe après les guerres napoléoniennes. Christophe Dickès reçoit l’historien Emmanuel de Waresquiel, biographe de Talleyrand.


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Après la défaite de Napoléon Ier en 1814, la France se trouve dans l'obligation de signer le Traité de Paris, négocié par le «diable boiteux» Talleyrand.Longtemps critiqué par l'historiographie contemporaine à quelques exceptions près (Albert Sorel, Jacques Bainville...), le fameux ministre arrive malgré tout à obtenir une reconnaissance internationale pour la France à l'occasion du Congrès de Vienne, dont la tâche fut essentiellement de décider du sort de la Pologne et de la Saxe. Pour Emmanuel de Waresquiel, qui revient sur la carrière et la pensée diplomatiques de Talleyrand, l'oeuvre du ministre de Louis XVIII eut un double objectif: la recherche d'un nouvel équilibre européen mêlé au souci de préserver les intérêts de la France.

« Je veux que pendant des siècles, on continue à discuter sur ce que j'ai été, ce que j'ai pensé, ce que j'ai voulu. » A lire les injures, les jugements à l'emporte[ièce et les contresens qu'ont commis sur lui presque tous les historiens, le Diable boiteux a été entendu au-delà de ses espérances !

Il faut dire qu'il a lui-même brouillé les pistes à plaisir, qu'il est resté au pouvoir pendant plus d'un demi-siècle, qu'il a servi neuf régimes et prêté treize serments. Il faut ajouter que, né et formé sous le règne de Louis XV, et mort l'année de l'avènement de Victoria, ce corrompu, cet homme qui savait faire marcher les femmes, ce joueur invétéré n'est ni un traître par profession ni même un intrigant de haute volée, comme le voudraient la plupart de ses biographes. On ne peut pas non plus soutenir sérieusement qu'il ait voulu à toute force servir la France, donner chair à des idées, poursuivre un idéal. Doit-on alors saluer l'artiste et se résoudre à n'avoir jamais le fin mot ? Rien de tel.
Son ironie distante, sa subtilité et sa science de l'époque n'auraient pas suffi à Emmanuel de Waresquiel s'il n'avait aussi dépouillé, en France et à l'étranger, d'innombrables cartons d'archives qui lui ont livré des centaines d'informations inédites et d'éclairages nouveaux sur des points obscurs ou controversés. Avec ses intuitions et son sens de la formule, par touches successives, il dresse du personnage le plus complexe et le plus ambigu de notre histoire un portrait profondément humain, entièrement nouveau, cohérent et intelligible. Il fait revivre une figure d'une intelligence et d'une énergie exceptionnelles qui s'est montrée à la hauteur des(...)


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