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Très rapidement, c’est le fils Alfred qui prend le relais des inventions. Celle qui le fait connaître du grand public n’est pas la dynamite en tant que telle, mais la stabilisation de la nitroglycérine, qui avait la fâcheuse tendance à exploser à la moindre secousse !
Si ses explosifs furent utilisés pour les travaux publics, on lui colla cependant l’étiquette de « marchand de mort » ; une image dont il souffrira tout au long de sa carrière et qui explique sans doute en partie le fait que, parmi les prix créés, le prix Nobel de la paix figure en bonne place.
Un inventeur prolifique
Mais pour l’heure, revenons aux affaires d’Alfred Nobel. Il développe de nombreuses autres inventions (355 au total !). Parmi celles exposées au Palais de la découverte, le vélocipède Svea, ou premier vélo à vitesses. Son pédalier a pour particularité de se mouvoir de haut en bas, à la manière d’un piston de locomotive.
Alfred Nobel expérimente également de nouveaux matériaux. Il exploite l’aluminium, découvert en 1827. Métal malléable, remarquable pour sa résistance à l'oxydation et sa faible densité, il lui permet de concevoir des coques de bateau.
Dans un tout autre domaine, il produit de la « soie artificielle » (ou viscose) qui connait toujours, à l’heure actuelle, un vif succès.
Après de nombreuses années à Stockholm, Alfred Nobel s’installe à Paris, de 1873 à 1891. Il profite de la vie mondaine et rencontre la jeune et belle Sophie Hess. Mais l’idylle est bien courte, et les deux amants deviennent amis.
Un héritage au service de l'humanité
En 1891, il quitte Paris pour San Remo en Italie. Il y décède en 1896, à l’âge de 63 ans, et laisse derrière lui un héritage de 32 millions de couronnes suédoises et aucune femme ni enfant à doter. Critiquant le principe même de l’héritage, convaincu du principe de self-made man, il ne lègue presque rien à ses neveux ! Dans son(...)
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