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Devoir d’insolence de Jean-Marie Rouart

Une chronique littéraire d’Elizabeth Antébi

Devoir d’insolence, c’est le journal cruel et moqueur d’une époque qui ne supporte peut-être pas d’avoir les hommes politiques qui lui ressemblent, brillamment croquée par Jean-Marie Rouart, de l’Académie française. Elizabeth Antébi vous fait partager sa lecture...


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Un livre qui agace les dents, des bonheurs d’écriture, une année de Jean-Marie Rouart sous le premier Président de la République plus jeune que lui, nous dit-il. L’insolence, elle est là où on l’attend plus – dans la mélancolie, le salut nonchalant à la camarde lorsqu’il contemple ses frères Académiciens ; dans le persiflage sur ce Comité représentatif, un de plus, qui veut faire interdire Tintin au Congo ; ou sur l’énumération à la Prévert du bric à brac du musée de l’immigration; dans certains néologismes bien venus comme « l’abbépierrisation galopante de la société ». Dans des expressions charmantes comme la description de Trotsky : « Quelle idée de se référer à un barbichu binoclard aussi fumeux dans ses idées que néfaste dans ses actes à l’ère de l’Internet et de la mondialisation ? » Ou dans ce sous-titre qui nous enchante : « Un métro bondé n’est pas favorable aux nymphes ».

Article : Elizabeth Antébi


En savoir plus :

- Jean-Marie Rouart de l'Académie française
- Écoutez nos autres émissions consacrées à Jean-Marie Rouart de l'Académie française

Jean-Marie Rouart, Devoir d’insolence, éditions Grasset & Fasquelle, mars 2008

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