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Bertrand Collomb : Les entreprises et le développement durable

Intervention au Colloque de la Fédération nationale des Cadres dirigeants (FNCD)
Une entreprise a tout à gagner en s’engageant dans le développement durable : telle est la thèse développée par Bertrand Collomb, de l’Académie des sciences morales et politiques, devant la Fédération nationale des Cadres Dirigeants (FNCD) qui fêtait son 60e anniversaire au Sénat.


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Ce fut un "colloque-événement" que celui de la Fédération nationale des cadres dirigeants (FNCD) qui s’est tenu au Sénat le 26 mai 2008. Les nombreux participants furent accueillis par le sénateur Philippe Marini qui a souligné que le Sénat se veut « une maison ouverte aux grands débats, aux enjeux de société ». Ce colloque avait choisi un thème d’actualité : le dirigeant à l’épreuve de l’opinion.

Bertrand Collomb, membre de l'Académie des sciences morales et politiques
Bertrand Collomb, membre de l’Académie des sciences morales et politiques

Le président d’honneur du groupe Lafarge, Bertrand Collomb, a expliqué comment son entreprise s’est impliquée dans le développement durable depuis 15 ans, depuis le Sommet de Rio en 1992. En témoin et en homme fortement engagé (il a présidé le Conseil mondial du développement), il a rappelé comment des entreprises de tous les continents ont signé un pacte mondial pour expliquer ce qu’elles font en faveur du développement durable.

La thèse que Bertrand Collomb développe ici, apparaît simple : une entreprise qui veut prospérer (c’est sa raison d’être), peut également s’engager pour la planète et pour l’Homme.

Pendant des années, avant la globalisation, on a pensé que le seul rôle du dirigeant d’entreprise était de gagner de l’argent.
On redécouvre aujourd’hui que l’avenir n’est pas limité à l’économie de marché et que les entreprises peuvent et doivent se soucier d’autres choses !
Selon que, dans tel ou tel pays, l’État gère ou non certains grands secteurs (sécurité, santé publique, logement, etc), les entreprises adopteront des attitudes diverses.

Bertrand Collomb cite en exemple comment une cimenterie pouvait, dès les années 70, se soucier des poussières, et régler des questions comme les nuisances dues au bruit. « L’entreprise, dit-il, ne peut pas se désintéresser du développement durable si elle veut être durable. »
L’entreprise ne prospère pas dans un désert : son présent et son avenir dépendent de son acceptation par son milieu ambiant (l’opinion, la manière dont elle est perçue, reçue, par les habitants). Le dirigeant d’entreprise en vient à démontrer qu’à tout problème, une solution existe et que son entreprise ne peut en rien ignorer la dimension humaine.

Comprendre, s’engager, accepter le dialogue (même avec les opposants), définir un concept de qualité totale, construire un capital confiance, tels sont quelques uns des éléments précisés par Bertrand Collomb devant les cadres dirigeants.

Sa conclusion ? Un comportement éthique pour une entreprise est toujours un facteur de succès... à condition que ce soit un engagement en vérité et pas seulement en publicité ! « Pas question de dire plus qu’on ne fait ! » Il ne faut pas laisser croire qu’une entreprise peut régler tous les problèmes du monde mais faire savoir qu’elle est l’un des partenaires des Etats ou au niveau mondial pour améliorer telle ou telle situation (le réchauffement climatique par exemple). Et si la devise des entreprises devenait : "améliorer l’état du monde" ?

En savoir plus :
- Écoutez les deux autres intervenants de ce colloque

- Bertrand Collomb, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
- Bertrand Collomb sur Canal Académie






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