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La vie au prix de la pensée

par Geneviève Guicheney

Jamais le risque de voir le genre humain disparaître de la surface de la Terre n’a été aussi grand. Mais par quels moyens remédier au désastre annoncé ?


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L’être humain, envisagé ici comme une des espèces vivantes, est confronté au risque le plus grave depuis son apparition sur la terre, celui de disparaître, victime de lui-même. Est-ce forcer le trait que d’énoncer une telle menace, radicale, irréversible si elle advenait ? Notre conviction est que le danger est réel, qu’il appelle à des efforts pour nous tous, à des révisions déchirantes pour certains appelés prédateurs. Nous ne pouvons pas les laisser nous mener à notre perte. Il revient à chacun de nous de participer à l’œuvre collective dont le monde a besoin.

Par quoi commencer ?

Face au désastre annoncé, il faut pouvoir identifier les dysfonctionnements, leurs auteurs et les moyens d’y remédier. Les malfaisants paraissent innombrables et les dérèglements protéiformes. Lorsque l’on se prend à réfléchir, la pelote dont on tire le fil apparaît si serrée que la tentation est forte de plonger la tête dans le sable du découragement devant tant de malheurs. Il faut bien commencer quelque part cependant. Commencer quoi ? Réformer un système si pernicieux qu’il prépare le malheur de tous en prétendant faire le bonheur de chacun ? Cela va du tarissement des ressources en énergies fossiles au voisin qui se refuse au tri sélectif, de la défiance à l’égard des institutions à la « démission des parents », de la difficulté pour son enfant à trouver un emploi à la toute[uissance de la finance internationale.

L'importance de l'éducation

Doter chacun des éléments d’appréciation de sa situation passe par l’éducation. L’éducation au sens de l’instruction et de la transmission est le seul moyen de former des citoyens debout. Ne pas savoir de quoi on souffre n’a jamais empêché personne de souffrir. Pouvoir mettre des mots sur ses maux est un pas décisif.

À partir de là des constructions sont possibles, nées de l’échange, du partage. Un être humain naît du désir qui l’a fait venir au monde, désir de ses parents d’abord, de tous ceux qui vont l’accompagner dans son chemin de vie ensuite. C’est dire que la refondation de la société, car c’est bien de cela qu’il s’agit, passe par le désir de l’autre. C’est autre chose que la course aux biens de consommation.(...)


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