Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Réception de Max Gallo sous la Coupole

Un nouvel immortel à l’Académie française
Le 31 janvier 2008, l’écrivain Max Gallo était reçu sous la Coupole de l’Institut de France. Élu quelques mois auparavant, en mai 2007, à l’Académie française, au fauteuil de Jean-François Revel, il prononça, selon l’usage, l’éloge de son prédécesseur. En réponse, son confrère Alain Decaux a prononcé un discours, vibrant hommage à la tolérance, la chaleur et la vivacité d’esprit du nouvel académicien Max Gallo. Canal Académie vous propose d’écouter la retransmission de cette séance publique.


T�l�charger le fichier sur votre ordinateur
Références émission afficher
Émission proposée par : Marianne Durand-Lacaze
Référence : COU309
Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/cou309.mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/ida2709-Reception-de-Max-Gallo-sous-la-Coupole.html
Date de mise en ligne : 1er février 2008
Max Gallo sous la Coupole le 31 janvier 2008
Max Gallo sous la Coupole le 31 janvier 2008
© Canal Académie

Élu le 31 mai 2007 au fauteuil de Jean-François Revel, Max Gallo dresse le portrait de son prédécesseur Jean-François Revel, écrivain, essayiste, mémorialiste, éditorialiste, éditeur et ami dont la carrière littéraire et journalistique commença en 1957. L’histoire est bien faite et est émouvante. Comme le rappelle Max Gallo avec délicatesse et justesse, les deux hommes ont fait connaissance en 1968. Max Gallo avait fait son entrée dans le monde littéraire depuis quelques années et son nom était alors méconnu. De leur première rencontre naquit une amitié durable jusqu’à la disparition de Jean-François Revel, le 30 avril 2006. « Il a changé le cours de ma vie. Et lui succéder aujourd’hui m’étreint », nous confie Max Gallo. Les deux hommes ont partagé les mêmes jugements sur l’histoire et les idéologies du XX e siècle. Max Gallo nous rappelle les combats de son prédécesseur qui dénonçait avec le même éclat « l’identité d’essence des trois totalitarismes du XX e siècle : fascisme, nazisme, communisme », ses livres La tentation totalitaire, Comment les démocraties finissent. C’est le portrait d’un grand intellectuel, d’un « polémiste impitoyable », d’un homme en résistance tout au long de sa vie, capable de se mettre au ban de sa communauté intellectuelle, que nous fait saisir Max Gallo. « ...Lucidité, liberté, responsabilité, courage, refus du cynisme et de la passivité, bonté, tels sont les pilliers de la pensée et du comportement de Revel. Jamais il ne se dérobe à ses exigences », nous dit-il. Max Gallo évoque aussi l’écrivain Revel qui nous a laissé une histoire de la philosophie et une histoire littéraire de la sensibilité gastronomique mais aussi l’écrivain qui renoua avec son père, dans son livre, Le Voleur dans la maison vide, Mémoires et qui dialoguait avec son fils dans Le moine et le philosophe.

A la tribune, sous la Coupole, le 31 janvier 2008, de droite à gauche : Hélène Carrère d'Encausse, Alain Decaux, Yves Pouliquen
A la tribune, sous la Coupole, le 31 janvier 2008, de droite à gauche : Hélène Carrère d’Encausse, Alain Decaux, Yves Pouliquen
© Canal Académie

Alain Decaux de l’Académie française, dans son discours en réponse au discours de Max Gallo, dresse à son tour le portrait du nouvel académicien. Il nous dit la tolérance, la chaleur et la vivacité d’esprit du confrère qu’il accueille sous la Coupole. En historien complice, il nous offre le récit du parcours si fécond de Max Gallo, de ce confrère, selon sa formule « nourri dans la noble science de l’histoire ». Alain Decaux raconte. Entre la présentation des biographies, romans historiques, et essais de son confrère, il précise à propos de l’évolution politique de Max Gallo : « En suivant à la trace votre parcours, je me suis convaincu quant à moi que cette évolution n’a rien contenu, jamais, que l’on pût qualifier de politicien ». Son discours s’achève sur ces mots : « Pour vous avoir connu depuis longtemps, Monsieur, je suis en droit d’affirmer à mes confrères que vous êtes le plus tolérant des hommes. C’est à ce titre aussi que je salue votre venue parmi nous. Nous sommes ici une compagnie qui, se nourrissant de ses dissemblances, ne peut vivre qu’en liberté. Alors, vive la liberté, Monsieur ! ».

La grande porte de la Coupole de l'Institut de France le 31 janvier 2008
La grande porte de la Coupole de l’Institut de France le 31 janvier 2008
© Canal Académie

C’est en présence du Président de la République Nicolas Sarkozy et de nombreux invités que les académiciens accueillirent leur nouveau confrère. Le Président de la République est l’unique personnalité à pouvoir pénétrer sous la Coupole par la grande porte, quai Conti, comme le roi de France, en son temps. Selon le protocole, un détachement de la Garde républicaine a rendu les honneurs sur les marches de la majestueuse entrée.

Sous la Coupole le 31 janvier 2008
Sous la Coupole le 31 janvier 2008
© Canal Académie

Pour en savoir plus

- Sur Max Gallo de l’Académie française
- Sur Alain Decaux de l’Académie française,
- Sur Jean-François Revel de l’Académie française
- Sur le texte du discours de réception de Max Gallo
- Sur le texte du discours d’Alain Decaux, en réponse au discours de Max Gallo
- Les parrains de Max Gallo à l’Académie française sont Pierre Nora et Frédéric Vitoux

Les discours de Max Gallo et d’Alain Decaux ont été publiés par les éditions Fayard, 2008.






© Canal Acadééémie - Tous droits rééservés

Notez cette émission :

Commentaires