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Vrais jumeaux : entre ressemblances et différences génétiques

Par Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences

Comment un jumeau peut-il se différencier de son frère alors qu’ils possèdent tous deux le même patrimoine génétique ? En ce sens, comment se façonnent leurs identités ? Eléments de réponses avec Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences.


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Il existe trois typologies de jumeaux :
- les jumeaux dizygotes ou “faux jumeaux”. Cette situation (la plus courante) survient lorsque deux ovules fécondés par 2 spermatozoïdes
- les jumeaux monozygotes ou “vrais jumeaux”. Cette situation (aussi rare que surprenante) survient lorsqu'un ovule est fécondé par un spermatozoïde, et que la cellule œuf qui en découle se sépare en deux, formant ainsi deux embryons qui ont le même patrimoine génétique
- les jumeaux semi-monozygotes. Cas encore plus rare, le globule polaire (une des trois cellules stériles formées avec l'ovule au cours de la méiose) est fécondé en même temps que l'ovule, et donne naissance à des jumeaux semi-monozygotes. Ils partagent le code génétique apporté par la mère, alors qu'ils ont un code différent du côté paternel. Ils peuvent donc être de sexes différents.

Jean-François Bach s'est intéressé plus particulièrement à la question d'identité chez les jumeaux monozygotes qui partagent à la fois le même patrimoine génétique et conservent pourtant des différences.

En effet, du point de vue de la génétique constitutionnelle, deux vrais jumeaux (jumeaux monozygotes) peuvent être considérés comme deux clones d’un même individu. C’est le contact avec l’environnement qui les entoure dans toutes ses formes, à la fois physique et sociale, qui les façonne et créé leur individualité et leur identité. De nombreuses études se sont penchées sur ses ressemblances qui persistent entre les vrais jumeaux, au cours de leur vie, opposées aux différences qui les séparent. Cette comparaison peut porter sur des marqueurs sociologiques et biométriques (empreintes digitales, iris) ou diverses fonctions de l’organisme, avec le problème, particulièrement délicat et sensible de l’intelligence et de la psychologie. Le problème s’est récemment compliqué par le concept d’épigénétique…

L’épigénétique décrit toutes les modifications transmissibles et réversibles de l’expression des gènes, qui ne sont pas codées par la séquence d’ADN. Au-delà de ses considérations, il est intéressant d’évoquer le cas des maladies partiellement héréditaires, polygéniques et multifactorielles dont le taux de concordance entre deux frères ou deux sœurs non jumeaux mais en règle générale très inférieur à 50% parfois beaucoup moins, posant le problème du rôle respectif de l’inné et de l’acquis dans(...)


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