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La recherche en Tunisie : une place grandissante

avec Radhouane Ellouz, membre du jury du Prix Roberval

Radhouane Ellouz est membre du jury du Prix Roberval, prix international francophone, récompensant chaque année des oeuvres de vulgarisation scientifique. Pour cette 21e édition organisée à Paris en janvier 2008, Radhouane Ellouz évoque son engagement pour ce prix ; l’occasion également d’évoquer la place grandissante de la recherche en Tunisie.


L'université tunisienne est jeune. (Elle fêtait ses 50 ans en 2007)
Elle a dû en conséquence faire très vite pour se mettre en place.
Une première étape a consisté à structurer la formation et la recherche. Avec un nombre d'étudiants passant de 30 000 dans les années 1980 à 350 000 aujourd’hui, il a fallu mettre l’accent sur la formation, réalisée en partie à l’étranger.

En l'espace de 50 ans, sont créés :
- 190 établissements d’Enseignement Supérieur et de Recherche
- dont 24 Instituts Supérieurs d’Éudes Technologiques (ISET)
- et 3 Instituts Supérieurs de Formation des Maîtres (ISFM).
- 13 Universités

Radhouane Ellouz s’implique dans le domaine de l’enseignement supérieur, dès son retour en Tunisie en 1974, après son post-doc aux États-Unis. Il contribue à la naissance de la faculté des sciences des technologies à Sfax cette même année. Elle vient compléter les trois autres facultés déjà existantes à savoir la faculté de sciences (première créée au moment de l’indépendance en 1958), la faculté de médecine et la faculté de droit et des sciences économiques.

En 1983, Il crée le centre des biotechnologies (CBS, Centre des biotechnologies de Sfax). Il calque le fonctionnement de ce centre sur celui de l’UTC en France, Université des Technologies de Compiègne. Pendant plusieurs années, Radhouane Ellouz fait venir des enseignants de France, sélectionne des étudiants pour les envoyer faire des thèses et post-doc en France, avant de devenir quelques années plus tard totalement autonome.



En 1990, le gouvernement s'implique plus que jamais dans le domaine de la recherche. Il crée un Secrétaire d’État délégué à la recherche scientifique. En 1996, celui-ci publie la loi d’orientation sur la recherche scientifique, qui lance plusieurs initiatives :
- la mise en place des unités et des laboratoires
- la création du Conseil de la recherche scientifique présidé par le Premier ministre
- le conseil consultatif de la recherche
- le CNEA Comité national d’évaluation de la recherche.

Ainsi, en l’espace de dix ans, les laboratoires sont passés de 10 à 140. La Tunisie compte par ailleurs aujourd’hui plus de 600 unités de recherches.
Ses structures de recherches ont induit un financement indépendant : les laboratoires reçoivent une subvention de l’État sur un contrat programme de quatre années. Au-delà, ils doivent se soumettre à une(...)


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