Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

La quête des hommes pour une langue commune

La chronique de bibliophilie de Bertrand Galimard Flavigny

Depuis les premières méthodes imaginées au XIXe siècle à l’Espéranto, Bertrand Galimard Flavigny voyage à travers le temps et le verbe.


Bookmark and Share

Les hommes ont toujours cherché des moyens plus simples pour communiquer entre eux. Quitte à inventer des langues nouvelles qui se veulent les plus simples. Dès le XVIIe siècle, plusieurs philosophes recherchèrent une langue universelle propre à exprimer le vrai. Le XVIIIe siècle ne demeura pas en reste. On se fonda sur les racines primitives universelles données à l'homme par la Nature. Le XIXe siècle vit l'apparition pléthorique de méthodes de langues universelles. En voici quelques exemples.

Bien avant l'invention du téléphone, un certain François Sudre (1) mit au point la téléphonie, ou télégraphe acoustique, pratiquée au moyen de quatre sons : sol, ut, mi, exécutés sur le clairon, pouvant au besoin, remplacer tous les moyens de communication... Cette définition constitue le titre de son ouvrage. Publié en 1844, il fut « approuvé par l'Institut Royal de France ». L'inventeur de la langue musicale universelle est mort avant que sa « glorieuse » tâche fût entièrement accomplie. Mais sa veuve Joséphine Sudre, s'est dépensée sans compter pour la propagation de l'ouvrage de son époux. Elle obtint même une chaire à l'Université de France où elle donna des cours gratuits et publics.

Un ex-inspecteur des écoles du Calvados, du nom de Letellier composa, quelques années plus tard, en 1852, un Cours complet de langue universelle offrant en même temps une méthode facile pour apprendre les langues, et pour comparer, en quelques mots, toutes les littératures mortes et vivantes. Il est significatif que les professeurs se soient mis de la partie et aient tenté de simplifier ce qui, finalement n'avait pas besoin de l'être.

Louis de Rudelle qui se présentait aussi comme un ancien professeur s'appuya, lui, sur la Grammaire primitive d'une langue commune à tous les peuples (Pantos-dîmou-glossa) destinée à faciliter les relations internationales dans les cinq parties du monde. Cette grammaire primitive vit le jour à Bordeaux, en 1858. Rudelle y fait la synthèse de dix langues de sa connaissance : le latin, le grec, le français, l'italien, l'espagnol, le portugais et les dialectes du midi de la France pour le vocabulaire, ainsi que l'anglais, l'allemand et le russe pour la construction des phrases.

Nous ignorons si M. de Rudelle rencontra A. de Vertus. Ils auraient pu s'entendre. Ce Vertus-là conçut une Langue primitive basée sur l'idéographie lunaire, principe des idiomes anciens et modernes. Cet(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires