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Et les mots pour le dire : bonheur, goût de l’effort, famille...

Une chronique de Geneviève Guicheney

Geneviève Guicheney, chargée du développement durable dans le groupe France Télévisions, formule ici des voeux pour la planète. Une opportunité d’offrir une réflexion sur des mots fréquemment formulés comme bonheur, goût de l’effort, éducation, météo, changement, responsabilité. Cette chronique est l’édito qu’elle signe dans la revue Positions et Médias.


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Les fêtes de fin d’année, entre échanges de cadeaux et célébration du nouvel an offrent une sorte de suspens. Un temps pour se retourner sur ce qui nous contrarie ou nous enchante que l’on aimerait revisiter ici. Inventaire de mots ou expressions devenus ordinaires dont nous avons fait un petit tas. Sur le dessus de la pile les mots des vœux. La tradition veut qu’ils puissent se résumer à bonheur et santé pour « vous-même et tous ceux qui vous sont chers. » On peut aussi en former pour ceux qui ne nous sont pas chers car amis ou ennemis, adversaires ou partenaires, nous sommes tous habitants d’une planète qui n’en peut plus des méfaits que collectivement nous commettons ou laissons commettre.



Bonheur.

Nous sommes de ceux qui n’y croient pas ce qui n’empêche pas d’y aspirer. On arrive toujours à grapiller des moments de bonheur parfois de « pur bonheur ». C’est le résultat de la construction de sa vie en jouant avec les cartes que le sort vous a distribuées pour en tirer le meilleur parti. Que chacun y parvienne, prenne ce qu’il a entre les mains, le pétrisse, le sollicite, et trouve l’harmonie qui donne une idée du bonheur. Mais le bonheur est affaire personnelle, intime. A bonheur nous préférons bien-être qui s’accomode mieux de l’action collective. Gouvernants, élus, chefs de famille, responsables de tous ordres peuvent se fixer le bien-être de leurs contemporains pour objectif.

Santé.

Etat relatif, exutoire du mal ou du bien-être. Qu’il soit donné à chacun de ne pas martyriser son corps sous l’effet de souffrances inexprimables. Parfois on ne sait pas faire autrement que d’avoir recours à la maladie. Que ceux qui en ont la charge veillent à ne pas provoquer des symptômes chez ceux qu’ils font souffrir, fût-ce involontairement. Les plus costauds sauront exprimer autrement leur protestation. D’autres non, qui vont tomber malades faute d’avoir pu mettre des mots sur leurs maux.

Pensée.

Apanage de l’humain. Qu’en fait-il en ces temps troublés ? L’ardente obligation des élites est de permettre à ceux qui n’ont pas eu la chance d’étudier, de conceptualiser, d’avoir accès à l’abstraction, bref qui ne(...)


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