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COL328
Traiter certains aspects du vieillissement ?
avec le professeur Etienne-Emile Baulieu de l’Académie des sciences
Le vieillissement des êtres humains dépend en partie de leur environnement extérieur ainsi que du rôle de leurs hormones. Explications du professeur Etienne-Emile Baulieu, endocrinologue connu pour avoir synthétisé la molécule de la DHEA, membre de l’Académie des sciences.
Avec une espérance de vie qui augmente de deux mois et demi par an, les Français vivent désormais en moyenne jusqu'à 79 ans (chiffres Insee 2006).
Et depuis une cinquantaine d'années, de nouvelles maladies se sont petit à petit imposées :
- les maladies neuro-dégénératives
- les diabètes
- les cancers
Le vieillissement dépend en garde partie du système hormonal : chez la souris par exemple, si le récepteur de l’insuline est annulé ou diminué, l’ensemble de l’organisme vieillit plus vite.
D'autres facteurs influent sur le vieillissement :
- la restriction calorique, lorsqu'elle est mesurée (s'arrêter de manger juste avant satiété) joue sur le ralentissement du vieillissement
- le resvératrol : molécule que l’on trouve dans le vin rouge. Elle joue également contre le vieillissement (empêche l’apparition de nombreux cancers et la prise de poids).
Quant à la publicité faite sur la super oxydation des radicaux libres capable de ralentir les effets du vieillissement, Etienne-Emile Baulieu estime que «leur rôle réel sur le ralentissement de la vieillesse n’est pas prouvé».
Alzheimer, hypoxie, mémoire et paralysie : des recherches prometteuses
Alzheimer
- Premier constat : la maladie d’Alzheimer se développe très progressivement. On estime que la moitié des personnes de 40-45 ans ont des dépôts de plaques amyloïdes semblables à ceux qui déclarent la maladie d’Alzheimer (même si tous ne développeront pas la maladie).
- deuxième constat : chez les femmes, les œstrogènes dimunuent vers 50 ans, début de la ménopause.
Existe-t-il un lien entre diminution d'œstrogènes et augmentation de risque d’Alzheimer? (cette maladie neuro dégénérative touche essentiellement les femmes).
Des recherches sont actuellement en cours pour trouver des œstrogènes capables de repousser certaines de ces altérations.
Pour le moment, un premier résultat est apparu : lorsqu’il y a arrêt du ravitaillement ostrogénique chez les animaux pendant quelques mois, suivi d'une reprise, on ne récupère plus l’action des œstrogènes montrés au préalable.
De ce fait, chez les animaux, prendre des(...)
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