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Hommage à Henri Amouroux 2/2

par Jean Miot, ancien président de la Fédération nationale de la Presse française

Henri Amouroux est décédé le 5 août 2007. Lors de la messe souvenir célébrée en l’église Saint-Jacques du Haut Pas, à Paris, Jean Miot a prononcé l’éloge du journaliste exemplaire que fut H. Amouroux. Jean Miot a été successivement Président du Conseil de surveillance du Figaro, Président de la Fédération nationale de la Presse française, Directeur de l’Agence France-Presse. Voici l’intégralité de son discours.


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Henri Amouroux était un porte-drapeau du journalisme et de la liberté d’expression. La première de toutes les libertés. Les dictateurs en tous genres l’ont bien compris, qui commencent par étouffer la Presse ; dès lors, ils peuvent étrangler toutes les autres libertés, mais désormais dans le silence.

Henri Amouroux « était » : il est insupportable cet imparfait de l’indicatif qui nous fait prendre conscience d’une si présente absence.

Henri était de cette race de journalistes - en voie de disparition, force m’est de le constater, hélas ! - qui ne sont animés que par une seule passion : la recherche de la vérité. Cette passion, il l’a mise toute sa vie au service de l’Histoire comme au service de la Presse. C’était, bien sûr, le même combat, tant il est vrai que le journalisme n’est rien d’autre que raconter notre Histoire au présent.

Ce Périgourdin a fait la plus grande partie de sa carrière au journal Sud-Ouest, de la fin de la guerre à 1974. Il en était devenu le directeur général. Commence alors pour lui l’aventure de « France-Soir », qui était encore à l’époque le premier quotidien national. Pierre Lazareff, disparu en 72, avait prévu le déclin de la Presse Quotidienne, qui avait annoncé : « Jusqu’alors, quand se produisait un événement, on descendait dans la rue pour le lire ; désormais on rentrera chez soi pour le voir ». Prophétique.



Henri Amouroux dirigera ensuite le « Journal Rhône-Alpes » de 1977 à 1982. Il poursuivra sa carrière surtout au « Figaro » auquel il fut très attaché - et réciproquement ! - traquant la vérité avec une rigueur qui faisait notre admiration. Jusqu’à son dernier souffle il est resté journaliste. L’idée de défroquer ne pouvait l’effleurer !



Tout juste huit jours avant de nous quitter, il avait réagi dans une de ses incoercibles chroniques « à chaud », en authentique « canardier » qu’il était, sur le scandale du Tour de France. Et le 28 Août dernier, « le Figaro Littéraire » publiait à titre posthume son ultime compte-rendu d’un livre de(...)


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