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Lucien Clergue en autoportrait

Premier photographe à l’Académie des beaux-arts

A l’âge de 20 ans, Lucien Clergue séduit Pablo Picasso avec ses photographies. Il devient ensuite l’ami de Jean Cocteau et de Saint John Perse. Mondialement connu pour ses séries sur les nus, la tauromachie et les Tziganes, il est le premier photographe à entrer à l’Académie des beaux-arts.


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Lucien Clergue est un enfant d'Arles. Il naît en 1934, et sa mère le prédestine au violon. A l'âge de 13 ans, il reçoit son premier petit appareil photo en bakélite, et photographie ce qui lui est cher : sa mère et son violon. Sa carrière de violoniste s'arrête au moment où son professeur l'invite à se rendre dans un Conservatoire régional ou national. Il y renonce.
Pour subvenir aux besoins de sa famille, Lucien Clergue travaille à l'usine, et parallèlement, se met sérieusement à la photographie. Pendant cette période d'adolescence, il met en scène son obsession : la maladie et la mort prochaine de sa mère, en photographiant cimetières et animaux morts.
A la sortie d'une corrida aux arènes d'Arles, Lucien Clergue accoste Pablo Picasso. Il lui montre quelques surimpressions. Le peintre en redemande. Le jeune Lucien Clergue n'a pas 20 ans, et se lance à corps perdu dans sa série sur les Tziganes. C'est ainsi que naît une amitié durable entre Clergue et Picasso.

Par l'intermédiaire de Picasso, Lucien Clergue rencontre Jean Cocteau, et se lie d'amitié avec lui. En 1957, Clergue illustre un recueil de poèmes signé Paul Eluard. C'est Corps mémorable. La couverture présente un dessin réalisé par Pablo Picasso, et Jean Cocteau a rédigé un poème liminaire.
Cocteau et Picasso redonnent vie au jeune Lucien. Il abandonne les sujets morbides et les animaux morts, et entame une série lumineuse sur les nus. Les photographies de corps féminins nus sur la plage, dans le désert nord-américain, ou dans des immeubles new-yorkais, sont désormais la marque de Clergue. Il privilégie le noir et blanc, et intègre les courbes féminines dans les éléments naturels.
En 1959, Clergue quitte l'usine, et vit de son art. Il refuse plusieurs propositions de Paris Match. « J'ai refusé, j'ai tenu bon, et je tiendrai encore. Je préfère tout de même additionner des fromages et des saucissons « Au Lion d'Arles » que d'aller photographier le Président de l'Elysée. »
Dans les années 60, Lucien Clergue se lance dans le cinéma. Il avait suivi et photographié le tournage du(...)


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