Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

François Jacob de l’Académie française et de l’Académie des sciences

interrogé par Jacques-Louis Binet en 2007
Seconde Guerre mondiale : François Jacob est blessé sur le front. Sa carrière de chirurgien compromise, il se lance dans la recherche. Dix ans plus tard, le biologiste sera à l’origine des notions d’ARN messager, de gènes de régulation, et propose l’hypothèse du replicon. Rencontre complice entre le Secrétaire perpétuel de l’Académie de médecine Jacques-Louis Binet et François Jacob de l’Académie française et de l’Académie des sciences (1920-2013), à travers son livre, Statue intérieure.


Télécharger le fichier sur votre ordinateur
Références émission afficher

Référence : HAB303
Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/hab303.mp3
Adresse de cet article :
Date de mise en ligne : 30 septembre 2007


François Jacob de l'Académie française,
François Jacob de l’Académie française,
biologiste et écrivain

François Jacob est professeur à l’Institut Pasteur et au Collège de France. En 1965, il obtient avec André Lwoff et Jacques Monod, le prix Nobel de médecine. Ils sont récompensés pour leurs recherches sur le rôle de l’ARN messager comme transmetteur de l’information génétique chez la bactérie Escherichia coli.

Dans son livre, La statue intérieure, François Jacob nous retrace son enfance jusqu’à la carrière du grand scientifique prix Nobel de médecine.
Ses études devait le mener au stade de médecin chirurgien. Mais le contexte de la seconde guerre mondiale change sa destinée. En juin 1940, il quitte la France pour rejoindre les Forces Françaises Libres à Londres. Puis il passe ensuite dans la Deuxième DB.
Lors de la campagne de Normandie en août 1944, il est grièvement blessé. Sa carrière de médecin chirurgien est anéantie. Il se lance alors en 1950 dans la recherche en biologie. Il entre à l’Institut Pasteur sous la direction d’André Lwoff.
En 1956 il est nommé directeur de laboratoire, et en 1960, chef du service de génétique cellulaire qui vient d’être installé à l’Institut Pasteur. En 1964 il se voit attribuer au Collège de France une chaire de génétique cellulaire, créée pour lui. Il reçoit en 1965 le prix Nobel de médecine avec Jacques Monod et André Lwoff.

Pourquoi intituler son livre La statue intérieure ?
« Je porte en moi, sculptée depuis l’enfance, une sorte de statue intérieure, qui donne une continuité à ma vie, qui est la part la plus intime, le noyau le plus dur de mon caractère. Cette statue je l’ai modelée toute ma vie. Je lui ai sans cesse apporté des retouches. » [...]
« Si j’écris ce livre sur ma vie écoulée ce n’est ni pour m’y vautrer avec complaisance n’y pour y régler des comptes. C’est pour produire de l’avenir avec mon passé. C’est pour me donner un but nouveau, donc une existence nouvelle. Le déjà fait m’ennuie. Ne m’excite que l’à faire. Si j’avais une prière à formuler ce serait moins “donnez-moi la force” que “donnez-moi le désir” de faire. »

Retrouvez dans cette émission anecdotes et souvenirs de guerre de François Jacob, avant d’aborder sa fructueuse carrière de chercheur en biologie.

Cette émission a été enregistrée en juin 2007, au domicile de François Jacob, avec la complicité de Jacques-Louis Binet, secrétaire perpétuel de l’Académie nationale de médecine.

En savoir plus sur :

- François Jacob de l’Académie française
- François Jacob, membre de l’Académie des sciences
- Jacques-Louis Binet

Retrouvez les interventions de Jacques-Louis Binet sur Canal Académie






© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Commentaires