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François Jacob de l’Académie française et de l’Académie des sciences

interrogé par Jacques-Louis Binet en 2007

Seconde Guerre mondiale : François Jacob est blessé sur le front. Sa carrière de chirurgien compromise, il se lance dans la recherche. Dix ans plus tard, le biologiste sera à l’origine des notions d’ARN messager, de gènes de régulation, et propose l’hypothèse du replicon. Rencontre complice entre le Secrétaire perpétuel de l’Académie de médecine Jacques-Louis Binet et François Jacob de l’Académie française et de l’Académie des sciences (1920-2013), à travers son livre, Statue intérieure.


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François Jacob est professeur à l'Institut Pasteur et au Collège de France. En 1965, il obtient avec André Lwoff et Jacques Monod, le prix Nobel de médecine. Ils sont récompensés pour leurs recherches sur le rôle de l’ARN messager comme transmetteur de l’information génétique chez la bactérie Escherichia coli.

Dans son livre, La statue intérieure, François Jacob nous retrace son enfance jusqu'à la carrière du grand scientifique prix Nobel de médecine.
Ses études devait le mener au stade de médecin chirurgien. Mais le contexte de la seconde guerre mondiale change sa destinée.
En juin 1940, il quitte la France pour rejoindre les Forces Françaises Libres à Londres. Puis il passe ensuite dans la Deuxième DB.
Lors de la campagne de Normandie en août 1944, il est grièvement blessé. Sa carrière de médecin chirurgien est anéantie. Il se lance alors en 1950 dans la recherche en biologie. Il entre à l'Institut Pasteur sous la direction d'André Lwoff.
En 1956 il est nommé directeur de laboratoire, et en 1960, chef du service de génétique cellulaire qui vient d'être installé à l'Institut Pasteur. En 1964 il se voit attribuer au Collège de France une chaire de génétique cellulaire, créée pour lui. Il reçoit en 1965 le prix Nobel de médecine avec Jacques Monod et André Lwoff.

Pourquoi intituler son livre La statue intérieure ?
«Je porte en moi, sculptée depuis l’enfance, une sorte de statue intérieure, qui donne une continuité à ma vie, qui est la part la plus intime, le noyau le plus dur de mon caractère. Cette statue je l’ai modelée toute ma vie. Je lui ai sans cesse apporté des retouches.»
[...]
«Si j’écris ce livre sur ma vie écoulée ce n’est ni pour m’y vautrer avec complaisance n’y pour y régler des comptes. C’est pour produire de l’avenir avec mon passé. C’est pour me donner un but nouveau, donc
une existence nouvelle. Le déjà fait m’ennuie. Ne m’excite que l’à faire. Si j’avais une prière à formuler ce serait moins “donnez-moi la force” que “donnez-moi le désir” de faire. »



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