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Au cœur de l’Académie royale de peinture et de sculpture

L’édition critique des Conférences (1648-1681), un document exceptionnel

Henry-Claude Cousseau et Jacqueline Lichenstein présentent l’édition critique des Conférences de l’Académie royale de peinture et de sculpture, le premier volume d’une aventure éditoriale patrimoniale hors du commun. Que nous apprennent les textes des premières séances de cette Académie royale qui s’appellera, par la suite, l’Académie des beaux-arts ?


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Héritière de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture, instituée au XVIIe siècle, l'Académie des beaux-arts, ainsi dénommée en 1803, est l’une des cinq classes qui forment l’Institut de France dont les autres compagnies sont l'Académie française, l'Académie des sciences, l'Académie des inscriptions et belles-lettres et l’Académie des sciences morales et politiques.

Les statuts de l'Académie créés en 1648 prévoyaient que les artistes se réunissent une fois par mois pour discuter devant une œuvre. Un académicien était ainsi chargé de préparer une présentation de l'œuvre devant ses confrères et les étudiants présents. Cette «ouverture» était suivie d'une discussion. Un secrétaire prenait en note cette présentation orale et le débat qui suivait. Plus tard, les conférenciers prirent l'habitude de laisser des manuscrits. C'est donc l'histoire de ces textes multiples, de ces différentes écritures d'une même séance, au fil des ans et des siècles, que l'édition de ce premier volume présente.






C'est avec l'œuvre ou avec un moulage sous les yeux, que les académiciens et les élèves se réunissaient pour ses séances. L'Édition critique de ces textes par Jacqueline Lichenstein et Christian Michel, dans l'ouvrage Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture, est accompagnée d'une iconographie de qualité dont nous reproduisons ici quelques exemples.



Dans cet entretien, Jacqueline Lichenstein montre la variété d' opinions des académiciens du XVIIe siècle, leur liberté de jugement et leur démarche. En historienne de l'art et philosophe, elle s'intéresse à la pensée de ces artistes. L'analyse de ces « conférences », qui sont en fait des textes et non des exposés oraux brise définitivement l'image d'une académie sclérosée par le dogmatisme. Elle explique leur caractère pédagogique puisqu'elles étaient suivies par les jeunes artistes en vue de leur formation. Ces sources exceptionnelles révèlent la variété des débats et l'analyse des œuvres par les artistes de l'époque. Henry-Claude Cousseau, directeur de l'Ecole Nationale Supérieure des beaux-arts de Paris présente l'importance de cette « aventure éditoriale » dont on attend la publication des prochains volumes, au rythme d'un par an. L'Académie des beaux-arts soutient ce projet, fidèle à sa missiona de(...)


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