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Pourquoi La fable des abeilles fut-elle mise à l’index ?

Le "bibliologue" Bertrand Galimard Flavigny présente quelques ouvrages rares relatifs aux abeilles

Voici quelques éditions rares qui traitent des abeilles, lesquelles aujourd’hui ne se portent pas bien, victimes d’une mystérieuse hécatombe. Les plus grands auteurs se sont pourtant penchés à leur chevet depuis vingt-cinq siècles. Aristote a commencé, Pline a continué, Virgile a copié ce dernier. Même Galilée s’est penché sur elles et plus tard... Notre "bibliologue" en cite bien d’autres dont l’auteur d’une fameuse "Fable des abeilles".


Même René-Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757), inventeur d’un thermomètre et aussi considéré comme l’un des fondateurs de l’entomologie moderne. Selon Buffon, une mouche ne tient pas dans la tête d’un naturaliste plus de place qu’elle n’en tient dans la nature, et cette république merveilleuse ne sera jamais aux yeux de la raison qu’une foule de petites bêtes qui n’ont d’autre rapport avec nous que celui de nous fournir de la cire et du miel. Ce n’est pas tant l’anatomie de la « mouche à miel » que l’on examine, que son comportement.

C’est ce qu’a pensé J.-C. Simon en composant Le gouvernement admirable ou la République des abeilles, avec les moyens d’en tirer une grande utilité imprimé pour la première fois, à Paris, en 1740. On signale deux autres éditions en 1742 et 1758.
Cet auteur n’était ni un politologue, ni un sociologue. En guise de préambule, il indiquait : « vous ne trouverez dans ce livre ni érudition, ni style fleuri, mais la simplicité qu’exigent des instructions ». Son livre est un authentique traité de la vie des abeilles qui se développe en cinquante et un chapitres.
Nous y apprenons que l’abeille peut être affligée par la dysenterie et même la rougeole, voilà qui ne peut nous rassurer. D’autant que l’auteur cite un certain La Ferrière et La Maison rustique, en affirmant qu’il « ne veut pas désapprouver leurs remèdes, mais qu’il conseille, [néanmoins comme eux] de verser [sur les abeilles malades] de l’urine fraîche des pots de chambre ».


Quoiqu’il se soit défendu de « faire de la morale qu’à force d’être longue, devient ennuyeuse », J.-C. Simon ne peut s’empêcher de s’exclamer : « Que les hommes seraient heureux, s’il régnait entre eux une amitié réciproque et mutuelle, une union étroite et une harmonie telle qu’elle se fait admirer dans les abeilles et qui serait le bonheur de leur vie ». Sans doute avait-il eu entre les(...)


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