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Frédéric Ozanam (1813-1853)


Dans la série de portraits sur "Les intellectuels catholiques des XIXe et XXe siècles", Benoît Schmitz, normalien et agrégé d’histoire, spécialiste de l’histoire de l’Eglise, nous présente Frédéric Ozanam.


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Béatifié par Jean-Paul II à Notre-Dame de Paris le 22 août 1997, Frédéric Ozanam est principalement connu pour son action sociale avec les Conférences Saint Vincent de Paul. En revanche, nous ne savons pas qu'il fut un auteur prolifique et une personnalité intellectuelle de son temps. Historien chrétien, professeur à la Sorbonne, il reçut un prix de l'Académie des inscriptions et des belles-lettres en 1849 pour ses travaux sur le monde germanique.

Une notice biographique (source)

Frédéric, élève au Collège Royal (actuel lycée Ampère), s'orientera vers le droit après son baccalauréat. Il s'installera ensuite à Paris, encore secouée par la révolution de Juillet 1830, chez André-Marie Ampère. Le célèbre physicien lui proposera la chambre de son fils Jean-Jacques, parti à l'étranger pour un voyage d'études.

Au cours de ses études universitaires, en avril 1833, Frédéric fondera avec d'autres camarades - Lyonnais pour la plupart - la Conférence de Charité qui deviendra celle de Saint-Vincent de Paul. Reçu docteur ès lettres en janvier 1839 après avoir soutenu une double thèse latine et française, Frédéric postulera à la chaire de littérature comparée de la Sorbonne en se présentant au concours de l'agrégation fondé par Victor Cousin. Il sera le premier professeur agrégé.

Candidat à la députation en 1848, il ne sera pas élu puis tombera malade et devra renoncer à son enseignement. Il décédera à Marseille le 8 septembre 1853. Son corps repose dans la crypte de la chapelle des Carmes, rue de Vaugirard à Paris.

Une citation

"Ce n'était pas seulement l'amitié ni l'admiration, c'était un enthousiasme. Il n'y avait pas seulement dans cet homme des vertus, il y avait du charme (...) Il n'exerçait pas seulement son action sur ses amis mais également sur des protestants comme Guizot, des philosophes comme Cousin et Villemain, de complets incrédules comme Fauriel, Renan, Havet. C'était, sans doute, sa surhumaine bonté qui les courbait tous devant sa foi (...) Ozanam était un être inspiré".
(Auguste Cochin)


Une bibliographie très riche


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