Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Indemniser le don d’organes ?

Par la philosophe Valérie Gateau

Parler du don d’organe et d’une possible indemnisation est tabou. Pourquoi ? Parce que nous l’assimilons à une rémunération avec toutes les déviances possibles. Pourtant, que dire aux donneurs vivants, qui, en faisant un acte généreux, se retrouvent en difficulté ? Cette émission apporte des éléments de compréhension aux débats à venir.


Bookmark and Share

En France, le don d'organe est autorisé depuis 1968. Depuis cette date, plus de 30 000 malades ont été transplantés. Grâce aux progrès de la médecine, la greffe est devenue une nouvelle solution pour guérir les patients.
Très vite la demande fut beaucoup plus importante que l'offre, et dès 1976, l'Etat a légiféré sur les transplantations hépatiques avec donneurs vivants (THDV), autrement dit, le don de vivant à vivant.
A cette époque naissent plusieurs termes : celui de mort cérébrale, de mort cardiaque, et de bioéthique.

Dans la première partie de l'émission, Valérie Gateau nous replonge dans le contexte historique des premières transplantations, post-mortem et THDV.

Dans la seconde partie de l'émission, faites le point sur la situation actuelle des donneurs vivants. En France, malgré la loi de bioéthique de 2004 élargissant le cercle de donneurs au noyau familial élargi, les français s'opposent de plus en plus au don d'organe dans les enquêtes d'opinions :
- En 1990, on recensait 9,6% d’opposition au prélèvement ;
- En 1993, le taux d'opposition atteignait les 25%
- A ce jour, il est estimé à 30%

Il faut dire que la crise de confiance envers la médecine est croissante, et les donneurs vivants sont souvent confrontés à des difficultés que l'on commence seulement à percevoir.

Dans l'enquête nécessaire à sa thèse, Valérie Gateau a suivi 21 donneurs à l'hôpital Cochin, dont 6 ont eu des difficultés à des degrés divers :
- problèmes médicaux
- problèmes relationnels (intrafamilial) entre le donneur et le receveur
- problèmes professionnels : certains perdent leurs emplois ou ne décrochent pas le poste espéré
- problèmes financiers : une personne sur les vingt-et-une suivies, a révélé avoir fait un prêt

En plus de ses difficultés, s'ajoute la honte d'être dans le besoin, face à la famille...

Dans la troisième partie de l'émission, la philosophe Valérie Gateau en vient aux solutions, évoquées de plus en plus par les bioéthiciens, mais encore rejetées en bloc pour les médecins : une indemnisation pour les donneurs confrontés à des complications médicales ; une prise en charge de l'Etat et des mutuelles.


Mais certains donneurs ne seraient-ils pas appâtés par les sommes mises en jeu ? Non, répond(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires