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Le français ne se porte pas si mal !

avec Axel Maugey, essayiste, analyste du français dans le monde

A quoi ressemble vraiment la francophonie ? Est-il possible de se la représenter concrètement, avec ses forces et ses faiblesses ? Alors qu’en France même certains doutent de l’avenir et du rayonnement du français, Axel Maugey oppose la vision optimiste, quoique sans naïveté, de l’homme de terrain.


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Axel MAUGEY, universitaire, écrivain, auteur de Désirs francophones, désirs francophiles (Lettres du Monde), a été décoré de la médaille de vermeil de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre au service de la langue française. Ce docteur ès lettres, au fil de ses quelque vingt-cinq ouvrages, a toujours pris le pouls de la francophonie en plusieurs points du globe, qu'il s'agisse des Elites argentines et la France (L'Harmattan), mention spéciale prix littéraire européen, ou Des Québécois à Hong Kong (Editions Humanitas), prix Romain Rolland. Tous ses travaux lui ont valu d'être distingué en juin dernier par l'Académie française.

Avec Désirs francophones, désirs francophiles (Lettres du monde), son dernier essai, celui qu'on appelle tout de même « le Raymond Aron de la francophonie », nous apprend que, contrairement à une conception défaitiste, le français demeure la « première langue choisie » et qu'un peu partout, on demande à mieux connaître notre civilisation.

Maugey n'est pas un politique. Il n'attend pas grand-chose des gros rendez-vous diplomatiques tels que les sommets de la francophonie. Si, reconnaît-il, ceux-ci ont le mérite d'exister et d'avoir promu certaines avancées comme l'exception culturelle, ils souffrent de lourdeur bureaucratique, manquent de pragmatisme et délaissent les « militants de base », tous les amoureux de la cause du français.

Dans cet entretien, Axel Maugey insiste sur tout ce qui nous sépare de l'utilitarisme anglo-saxon qui, doté d'une stratégie mêlant puissance politique et pénétration linguistique, fait gagner des batailles à l'anglais dans le monde des affaires, des sciences et des techniques. Le Français en est-il réduit à une langue de salon, gage de vernis culturel pour une élite ? On aurait tort de le croire - Axel Maugey apporte sur ce point des éléments statistiques assez surprenants. Certes, si l'anglais apparaît comme une nécessité, le français est perçu comme un privilège. Le Japon, par exemple, connaît un engouement réel pour notre langue et le phénomène est d'autant plus profond qu'il ne résulte pas d'une contrainte imposée par la mondialisation mais se dessine au contraire comme une réponse à(...)


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