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Une révolution scientifique : la découverte d’un nouveau mode d’hérédité

Par le généticien François Cuzin

Le généticien François Cuzin vient de mettre au jour avec sa collaboratrice Minoo Rassoulzadegan, que l’ARN, proche cousin de l’ADN, transmettait également des informations de type héréditaire.


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Très présent dans les spermatozoïdes, l'ARN pourrait induire des facteurs pathogènes tels que le diabète ou certains cancers. Nous aurions alors la preuve que certains cancers comme celui de la tyroïde peuvent être héréditaires, et qu'une prédisposition à cette maladie serait "programmée" dès les plus élémentaires bases de la vie !

Pour comprendre la portée des travaux de François Cuzin, de sa collaboratrice et d'autres équipes de chercheurs américains, il est nécessaire de refaire un peu d'Histoire !
Revenons au XIXe siècle avec Grégor Mendel, moine autrichien. De ses observations, il mettra au point des méthodes d'analyses génétiques et élaborera des règles qui sont aujourd'hui toujours utilisées.

Mendel croise deux types de petits pois qui se différencient par un caractère : l'un a la peau ridée et l'autre a la peau lisse. Il observe ensuite la peau des pois issus de ce croisement appelés “ pois de première génération ”, puis ceux obtenus à partir du croisement des pois de première génération.
A chaque génération, le nombre de petits pois à la peau lisse ou à la peau ridée répond à un rapport mathématique bien précis et qui reste valable d'une expérience à l'autre.



Appliquons ses recherches à l'Homme :
L'homme possède deux jeux de chromosomes : l'un maternel, l'autre paternel. Un caractère n'est donc pas commandé par un seul gène, mais par un couple de gènes homologues, dits «allèles».
L'expression d'un caractère est ainsi le résultat de l'expression des couples de gènes qui se trouvent sur les deux jeux de chromosomes.
Parfois les deux allèles sont ensemble responsables du phénotype. Ils s'expriment alors tous les deux. Il arrive que l'un des allèles détermine seul le caractère : il est dit «dominant». L'autre, dont on ne voit pas la manifestation, est appelé «récessif». Le caractère récessif n'apparaît que lorsque deux allèles récessifs sont présents simultanément. Un individu qui possède deux allèles identiques pour un caractère est dit «homozygote». Si les allèles sont différents, il est «hétérozygote».

Mais voilà qu'avec les souris de François Cuzin, les petits pois de Mendel n'ont qu'à bien se tenir !
En effet, dans son laboratoire, en croisant deux souris « sauvages »(...)


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