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La conscience, vue par un physicien

Par Philippe Guillemant dans le cadre du colloque Naissance, émergence et manifestations de la conscience (3/6)

"Regard sur l’homme contemporain", session de colloques interdisciplinaires, organise une réflexion autour de la conscience sous ses aspects physiques, neurobiologiques anthropologiques et paléontologiques. Canal Académie retransmet les interventions du 5 décembre 2012 et vous propose de retrouver ici la communication de Philippe Guillemant, physicien ingénieur de recherche au CNRS.


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Philippe Guillemant : La conscience nous permet de penser qu’il existe un monde extérieur à nous-mêmes et de le percevoir. Sans conscience de l’univers, l’univers existerait-il ? La réponse est oui, mais pas tout à fait. La conscience va permettre de bâtir l'idée même que l'on se fait de l'univers.

La physique permet de comprendre pourquoi la conscience a deux fonctions : la première d’enregistrement du présent et la seconde de configuration du futur.

On considère deux concepts-clés qu’il faut renverser : le temps et l’information.
Trois illustres personnages nous ont livré leurs réflexions :
Selon Einstein, « pour les physiciens, la séparation entre passé, présent, futur ne garde que la valeur d’une illusion ». Cela signifie que les trois sont simultanés
Pour Nietzsche, dans Humain, trop humain, « notre destin exerce une influence sur nous-mêmes quand nous ne le connaissons pas encore. C’est notre avenir qui détermine notre présent ».
Bergson a écrit à l’inverse dans Le possible et le réel : « À quoi sert le temps, ne serait-il pas le véhicule de création et de choix, l’existence du temps ne prouverait-il pas qu’il y a de l’indétermination dans les choses ? »

Ils ont tous les trois raisons.

Pour cela je vais inverser les conceptions de temps et d'information :
On a l’impression que le temps est quelque chose d'objectif parce que la physique utilise la variable de temps dans les équations. Elle a pourtant cessé de le faire dans les théories les plus avancées.
En revanche selon toute vraisemblance, l’information est un concept subjectif, relatif à la personne qui en est détentrice. Pourtant la physique l'a fait entrer à grand pas comme grandeur physique.

Pour connaître la suite, écoutez l'intervention de Philippe Guillemant.

Philippe Guillemant est Ingénieur de Recherche Hors Classe au CNRS (UMR 6595), Responsable du Groupe de Vision Artificielle (Polytech' Marseille)

En savoir plus :

Écoutez la suite du colloque :
- Bérénice Tournafond et Jean Baechler
- Alain Prochiantz(...)


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