David Mascré, docteur en philosophie, docteur en mathématiques, se penche sur la crise de l’enseignement supérieur et de la recherche en France, et notamment du CNRS.
Le 6 janvier 2006, Bernard Meunier démissionnait avec fracas de son poste de président du CNRS. Quatre jours plus tard, c’était au tour du directeur général du CNRS, bErnard Larrouturou, d’être démis de ses fonctions parle ministre de la recherche, François Goulard. Le lendemain, Catherine Bréchignac était nommée en conseil des ministres Présidente du CNRS en remplacement de Bernard Meunier.
David Mascré se propose ici de revenir sur cette crise et d’analyser les cases qui ont conduit à son déclenchement. Il resitue ces démissions successives dans leur contexte propre, celui d’une crise générale des organismes de recherche français, crise qui touche avant tout aux structures et aux modes de fonctionnement de la recherche mais aussi aux mentalités de certaines équipes de direction de la recherche.