Pierre-Yves Trémois est l’un des plus grands graveurs au monde. Rencontre avec ce maître du trait, de la simplicité ambigue. Discours informel de Trémois sur ses sources d’inspiration, le Japon, l’érotisme, l’évolution de l’humanité, Dieu... Sa maîtrise de la gravure et du burin.
Pierre-Yves Trémois, membre de l’Académie des beaux-arts dans la section gravure.
Trémois à grands traits ou le trait de Trémois : si l’on s’autorise ce jeu de mots dans le titre de notre émission, c’est que Pierre-Yves Trémois lui-même a beaucoup joué sur les deux syllabes de son nom, l’écrivant quelquefois Très-Moi !
L’homme au singe
burin/eau forte 1967
49 x 65 cm
« Le burin m’a appris la simplicité et la simplicité est terrible. »
Trémois est tout entier dans cette assertion. Passionné de Japon habité par un érotisme qui exalte la beauté, son art trouve toute sa force au travers de la gravure au burin, qui exige la perfection et interdit le repentir. Son trait n’est pas fait de simplicité mais de pureté. Son dessin exprime sa quête intérieure en un souffle qui va à l’essentiel.
Dürer I
burin/aquatinte 1981
43 x 59 cm
Dans cet entretien il manie l’art de la conversation avec un esprit pétillant et caustique, son ton léger laisse poindre ses angoisses d’artiste et livre sa profonde richesse d’homme. Attentif à chaque instant, provocateur qui réveille, Trémois bannit le banal.
Visage à l’aigle I
burin 1987
22,5 x 19 cm
Pour en savoir plus :
Pierre-Yves Trémois, membre de l’Académie des beaux-arts
Site officiel de Pierre-Yves Trémois
Le saint-pierre