Le prix de littérature Henri Gal 2006, de l’Académie française, a été remis à Olivier Germain-Thomas pour l’ensemble de son œuvre. Il évoque ici plus particulièrement son ouvrage "Un matin à Byblos".
Un matin à Byblos est une promenade qui nous ramène aux origines de l’écriture. Cadmos, à la recherche de sa sœur, Europe, qui avait été enlevée par Zeus, quitte la Phénicie pour la Grèce où il introduit l’alphabet phénicien. Mais Olivier Germain-Thomas n’en reste pas aux sources ; il traverse le temps. Actuellement il se dresse contre la suprématie, en Europe même, de l’anglais, et regrette le déclin de la langue française.
Cet érudit, partagé entre les civilisations chrétienne et indienne ne fréquente pas seulement les bibliothèques, il est aussi grand voyageur, car s’il faut lire, il faut aussi voir, partager et rencontrer les autres.
Olivier Germain-Thomas, producteur de radio à France Culture, affirme qu’une civilisation de l’image ôterait, paradoxalement, à l’humanité sa capacité imaginative, et la disparition de l’écrit atrophierait son esprit.
Pour en savoir plus :
lire :
. O. Germain-Thomas, Un matin à Byblos, éd. du Rocher, 2005.
. O. Germain-Thomas, Voyage des Indes, Imprimerie nationale, 2003
. Jacques Brosse, O. Germain-Thomas, Le Bouddha, 2001
. Prix Phénix, cliquez !
Prix Henri Gal 2006, remis par l’Académie française