Broadcasts in English

 Sendungen auf Deutsch

Pierre Schoendoerffer ou l’honneur d’un témoin

par Elizabeth Antébi

Pierre Schoendoerffer est un cinéaste mythique : de la 317ème Section à L’Honneur d’un Capitaine, son chef d’oeuvre reste Le Crabe Tambour, qui avait été tiré d’un de ses propres livres couronné par le Grand Prix de l’Académie française.

Emission proposée par : Elizabeth Antébi
Référence : HAB313
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Pierre-Schoendoerffer-ou-l-honneur.html



S’il siège depuis 1988 à l’Académie des beaux-arts, pour le Cinéma, Pierre Schoendoerffer –dont le nom d’origine alsacienne signifie « le beau villageois » - est aussi un écrivain talentueux, dont un autre ouvrage, L’Adieu au Roi, fut porté à l’écran par John Milius.

Ses inspirateurs sont d’ailleurs Kessel, Conrad, Kipling, mais aussi, depuis 51 ans, sa femme, grande journaliste elle-même, Pat Chauvel, « [son] amour, [son] compagnon », comme il l’a inscrit sur la lame de son sabre d’académicien.

Pierre Schoendoerffer, de l'Académie des beaux-arts
Pierre Schoendoerffer, de l’Académie des beaux-arts
Copyright Louis Monier

Il raconte comment, voilà quelques semaines il se trouvait encore en Afghanistan invité par le 1er Régiment Parachutiste dont il est 1ère Classe d’honneur ; il nous parle avec émotion de cette visite sur le terrain, un demi-siècle après avoir découvert le pays aux côtés de Joseph Kessel (lui-même élu à l’Académie française en 1962), de sa rencontre avec le directeur du musée de Kaboul qui a rassemblé le puzzle des miettes laissées par les talibans après la destruction des œuvres, allumant « dans la nuit qui était préparée, la bougie du passé ».

« Alsacien de la France de l’intérieur », né à Chamalières car son père (né, lui, à Besançon) travaillait alors chez Michelin, il rend hommage aux écrivains qui donné un coup de pouce au cours de sa vie : « Aucun autre art n’a infléchi ma vie – seulement la littérature ». Marin d’abord sur un vaisseau suédois, pour avoir lu « L’Ile au Trésor » et les livres de Jack London, il réfléchit par une nuit tranquille à son destin, à son envie de renvoyer un écho de ce qu’il vit et décide de devenir cinéaste. Mais « le cinéma, c’est le château de Kafka : pour pouvoir y entrer, il faut être dedans ». Il postule alors à la place d’un cameraman aux Armées, qui vient de mourir, et devient le grand témoin des guerres d’après guerre. La suite, on a pu la lire, on a pu la voir. On peut désormais l’écouter.

En savoir plus :
- Pierre Schoendoerffer, membre de l’Académie des beaux-arts




© Canal Académie 2004 - 2008 | Infos légales | Aide | Contacter notre webmestre