Marguerite Yourcenar, afin de subvenir à ses besoins, exerça le métier de traductrice durant plusieurs années. Mais, à partir du succès des « Mémoires d’Hadrien », c’est son oeuvre qu’on traduira dans le monde entier.
Pour clore ce cycle Marguerite Yourcenar, une académicienne citoyenne du monde, Lucrèce La Chenardière donne tout naturellement la parole à Jean-Pierre Castellani, co-fondateur et vice-président de la Société internationale des études yourcenariennes. Il nous présente l’intense activité de cette société savante. Mais surtout, il nous explique la nature du rapport qu’entretenait Marguerite Yourcenar à la traduction, aux langues, à la littérature, à la politique, autant dire, au monde.
Bibliographies :
Traductions de Marguerite Yourcenar :
1987 : La Voix des choses, textes recueillis par Marguerite Yourcenar, photographies de Jerry Wilson, Paris, NRF-Gallimard.
1984 : Blues et Gospels, textes traduits et présentés, images réunies par Jerry Wilson, Paris, Gallimard.
1984 : Cinq Nô modernes, de Yukio Mishima, traduits en collaboration avec Jun Shiragi, avec préface de Marguerite Yourcenar, Paris, Gallimard .
1983 : Poèmes d’Amrita Pritam, Nouvelle Revue française, n°365.
1983 : Le coin des « Amen », de James Baldwin, Paris, Gallimard.
1979 : La Couronne et la lyre, présentation critique et traduction d’un choix de poètes grecs, Paris, Gallimard, « Poésie ».
1969 : Présentation critique d’Hortense Flexner, suivie d’un choix de Poèmes, Paris, Gallimard, « Poésie ».
1964 : Fleuve profond, sombre rivière, Negro Spirituals, commentaires et traductions, Paris, Gallimard « Poésie ».
1958 : Présentation critique de Constantin Cavafy, suivie d’une traduction intégrale des Poèmes, en collaboration avec avec Constantin Dimaras, Paris, Gallimard, Poésie.
1947 : Ce que savait Maisie, d’Henry James, Paris, Laffont.
1937 : Les vagues, de Virginia Woolf, traduction et préface par M.Yourcenar, Paris, Stock.
Correspondance Yourcenar :
Lettres à ses amis et à quelques autres, 1995, Gallimard. En particulier, lettre à la poétesse et traductrice italienne Lidia Storoni Mazzolani, en 1962, p. 168-177.
Ouvrages de Jean-Pierre Castellani :
M. Yourcenar, une écriture de la mémoire, en co-direction, Sud, 1990
M.Yourcenar et l’Art, l’Art de M. Yourcenar, en co-direction, SIEY, Tours, 1990
M.Yourcenar, écriture, réécriture et traduction, en co-direction, SIEY, Tours, 2000.
Goodbye Rabelais, figures libres : Almodóvar, Yourcenar, Umbral… jpcastellani@wanadoo.fr, 2006.
Sélection d’articles scientifiques de Jean-Pierre Castellani :
« Marguerite Yourcenar et l’Espagne », La Méditerranée d’hier et d’aujourd’hui, Albiana, BU de Corse, 2003.
« Présence et fonction du corps dans les Mémoires d’Hadrien », "Souillure et pureté, le corps et son environnement culturel", coord. Jean-Jacques Vincensini, Maisonneuve § Larose, 2003.
« Marguerite Yourcenar nomade », Estudios argentinos de literatura francesa y francófona, Comunicarte, Catamarca, 2004.
« Marguerite Yourcenar entre je et nous, rôle des lettres dans son oeuvre », L’écriture du moi dans l’oeuvre de Marguerite Yourcenar, SIEY, Clermont-Ferrand, 2004.
« Les figures de la mère dans l’oeuvre de Marguerite Yourcenar, L’autobiographie en situation d’interculturalité, tome II, Blida, Editions du Tell, 2004.
« Yourcenar entre diarista, novelista e historiadora », Intramuros Año XI, n°22, 2005.
« Música y autobiografia en Alexis de Marguerite Yourcenar », Palabra y música », Université Complutense de Madrid, 2005.
« La correspondance de Marguerite Yourcenar : discours à soi-même ou discours aux autres ? », Honoré Champion, 2007.
« Représentations et écriture de l’intime dans la correspondance de Marguerite Yourcenar », Les diagonales du Temps, Marguerite Yourcenar à Cerisy, Presses Universitaires de Rennes, 2007.
Société internationale d’études yourcenariennes (SIEY) :
Rémy Poignault, Président, 7 rue Couchot, 72 200, La Flèche.
yourcenariana.org
Les trois biographies de Marguerite Yourcenar :
1990 : Josyane Savigneau, Marguerite Yourcenar, l’invention d’une vie, Gallimard « Folio », 1997.
1995 : Michèle Sarde, Vous, Marguerite Yourcenar. La passion et ses masques, Laffont.
1998 : Michèle Goslar, Yourcenar, biographie, « Qu’il eût été fade d’être heureux », Racine.
Françoise Bonali-Fiquet, Réception de l’œuvre de Marguerite Yourcenar, essai de bibliographie chronologique, SIEY, Clermont-Ferrand, 2007.
Pour écouter les trois premières émissions consacrées à Marguerite Yourcenar :
Marguerite Yourcenar, une académicienne citoyenne du monde 1/4
Marguerite Yourcenar, une académicienne citoyenne du monde 2/4
Marguerite Yourcenar, une académicienne citoyenne du monde 3/4