C’est en tant qu’hélleniste que Jacqueline de Romilly s’exprime ici sur l’Europe. Elle rappelle que la démocratie est née en Grèce mais aussi que plusieurs grands auteurs grecs ont critiqué cette conception. Elle offre ainsi à notre réflexion sur la question européenne la profondeur historique indispensable. Et elle n’omet pas de s’adresser tout particulièrement aux jeunes Européens : découvrez, en l’écoutant, son message...
Jacqueline Worms de Romilly de l’Académie française
© Louis Monier
Jacqueline de Romilly, paladin éternel des Humanités, toujours riche de suggestions, d’idées, toujours à l’écoute de notre temps, se soucie du devenir commun européen, d’une Europe qui serait culturelle, avec en son coeur les Humanités : elle nous parle de la nécessité du « nomos », de la loi qui protège le faible et le défend contre les outrages et la violence.
Elle rappelle que dans la cité grecque la liberté de tous était engagée lorsque dans une guerre, on emmenait les femmes, les enfants, les vaincus en esclavage, que la liberté est donc affaire collective autant qu’individuelle.
Elle voudrait enfin que l’instruction civique passe par un retour aux textes des grands auteurs, non seulement des auteurs grecs qui eurent tant le souci de l’universel, non seulement des textes latins, mais des textes de toute la littérature qui nous parle de l’homme, sur tous les modes, dans toutes les langues, de tous les temps. "Les journalistes, aujourd’hui, vont vers le plus rapide. Les Grecs, eux, allaient vers le plus profond."
Pour en savoir plus :
Jacqueline Worms de Romilly de l’Académie française
« Dans le jardin des mots », un ouvrage de Jacqueline de Romilly :