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Le siège de La Rochelle : Richelieu et les Protestants

Avec François Bluche, auteur d’un « Richelieu »

Considéré avant tout comme un politique, Richelieu n’en reste pas moins un ecclésiastique en un siècle appelé "siècle des saints". François Bluche propose de découvrir le cardinal et les protestants, l’évêque de Luçon mais aussi le thélogien.

Emission proposée par : Christophe Dickès
Référence : hist019
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Le-siege-de-La-Rochelle-Richelieu.html


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Richelieu
Richelieu
Un ouvrage de François Bluche

On croit connaître le cardinal de Richelieu. Certes, il compte parmi les six ou sept principales figures de proue de l’histoire de France, en l’espèce rarement aimé, presque toujours admiré. On croit donc le connaître mais il demeure mal connu.

Pour la majorité de nos contemporains, il reste l’homme rouge, l’impitoyable bourreau des grands nobles, le personnage sévère, fourbe et sadique imaginé à la suite des Trois Mousquetaires (ce qui se révèle faux, à l’examen, même chez Alexandre Dumas).

Pour un public plus avisé, on lui attribue la victoire sur La Rochelle (ce qui est vrai) et la conquête des frontières naturelles (ce qui est faux). On lui attribue la victoire sur la maison d’Autriche (ce qui est vrai), le culte d’une raison d’Etat cynique et la laïcisation de la politique (ce qui est faux). Bien des événements du temps de Louis XIII - ce temps baroque qui contient en germe l’apogée classique - restent inconnus du grand public. Les livres érudits ont essayé de donner de Richelieu une image améliorée. Mais, ou bien ils sont peu accessibles, ou ils embellissent exagérément leur héros, ou bien (c’est la mode plus récente), il en font un homme pieux et un peu trop édifiant.

L’essai de François Bluche, qui privilégie l’homme à travers l’évocation de l’oeuvre, nous fera connaître un personnage plus compliqué que sa légende, moins terrible s’il n’est pas toujours rassurant. Non dépourvu d’humanité, voire d’humour. Le fondateur de l’Académie française [1] est autre chose qu’un tortionnaire sans pitié.

Bibliographie
- Richelieu, Ed. Perrin, 2003

A propos de François Bluche [2]

Carrière

François Bluche
François Bluche

- Assistant à la Sorbonne (1951-55),
- Professeur d’histoire moderne à la faculté des lettres de Besançon (1957-69),
- Professeur à la faculté des lettres de l’université Paris X-Nanterre (1969-88).

Ses œuvres

- Les Magistrats du parlement de Paris au XVIIIe siècle (1960),
- Le Despotisme éclairé (1968),
- La Vie quotidienne de la noblesse française au XVIIIe siècle (1973),
- La Vie quotidienne au temps de Louis XVI (1980),
- La Vie quotidienne au temps de Louis XIV (1984),
- Louis XIV (1986, Grand prix de l’histoire),
- Louis XIV vous parle (1988),
- Le Petit monde de la comtesse de Ségur (1988),
- Dictionnaire du Grand Siècle (1589-1715) (direction, 1990),
- Le Grenier à sel (1991),
- Dictionnaire des mots historiques (1992),
- L’Ancien Régime (1993),
- Journal et mémoires de Thomas de Listière (1993),
- La Foi chrétienne (1996),
- Dictionnaire des citations et des mots historiques (1997),
- Le Journal secret de Louis XIV (1998),
- Les Faux nobles et Louis XV (2000),
- Au plaisir de l’Histoire (2001),
- Richelieu (2003)

Distinctions

- Lauréat de l’Académie française (grand prix Gobert, 1961)
- Chevalier de l’ordre de Saint-Jean (Grand bailliage de Brandebourg)

[1] L’Académie française fut fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu.
Les statuts et règlements visés par le Cardinal, avec les lettres patentes signées en 1635 par Louis XIII et enregistrées par le Parlement en 1637, consacrèrent le caractère officiel d’une compagnie de lettrés, qui se réunissaient auparavant de manière informelle.
La mission qui lui fut assignée dès l’origine était de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle devait dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire.
La première édition de celui-ci fut publiée en 1694, les suivantes en 1718, 1740, 1762, 1798, 1835, 1878, 1932-1935, 1992. La neuvième édition est en cours de publication. L’Académie tint ses séances d’abord chez tel ou tel de ses membres, puis chez le chancelier Séguier à partir de 1639, au Louvre à partir de 1672, et enfin au collège des Quatre-Nations, devenu palais de l’Institut, de 1805 à nos jours.
Au cours de ses trois siècles et demi d’existence, elle a su maintenir ses institutions, qui ont fonctionné avec régularité, hormis l’interruption de 1793 - 1803.
Le cardinal de Richelieu s’était proclamé protecteur de l’Académie. À sa mort, cette protection fut exercée par le chancelier Séguier, puis par Louis XIV et, par la suite, par tous les rois, empereurs et chefs d’État successifs de la France.

[2] Who’s Who 2006




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