Parmi tous les nombres qui nous entourent, l’un d’entre eux s’est immiscé dans notre société à tel point que nous faisons appel à lui sans même nous en apercevoir… Il s’agit du chiffre 7.
Les sept merveilles du monde, Le 7e art, ou encore le 7e ciel… le chiffre « 7 » semble bien vu dans notre société !
Même Charles Trenet l’a chanté ; plus exactement Route nationale 7 en 1955, la route des vacances reliant Paris à Menton…
Mais d’où sort le 7 ?
Le mot « sept » proviendrait d’une déformation du mot arabe « sebt » et hébreu « sabbat » qui signifient tous deux septième jour.
On devine tout naturellement la dimension religieuse de ce mot :
En effet le nombre de jours dans une semaine est un nombre hautement symbolique pour les juifs et les chrétiens car il correspond, selon le récit de la Genèse, au nombre de jours nécessaires à Dieu pour créer le monde. Si Dieu se reposa le septième jour et en fit un jour saint, il ne s’agit pas vraiment de repos extérieur à la création, mais de son achèvement dans la perfection.
On retrouve également les sept sacrements de l’Église catholique romaine : baptême, confirmation, eucharistie, pénitence, onction, ordre et mariage.
L’islam n’est pas en reste :
7 correspond au nombre de cieux dans la tradition islamique, d’où le fameux septième ciel.
Les dons de l’intelligence sont sept (six, plus la « ghaybat »)
Lors du pèlerinage à La Mecque, on doit effectuer sept tours
En grec, sept se dit « hepta », ce qui a donné heptagone et hebdomados (7 jours).
En latin, « septem » nous a donné sept.
Le glyphe du 7
Vous l’aurez certainement remarqué, le sept s’écrit sous plusieurs formes.
En effet, dans l’écriture, les occidentaux ajoutent un trait sur la barre diagonale. Pourtant en informatique, non seulement votre calculatrice indique « 7 » sans barre sur la diagonale, mais en plus, elle peut vous proposer un 7 avec une barre supplémentaire attachée au trait horizontal, formant ainsi une forme de crochet…
Vous trouverez deux formes de glyphes sur votre calculatrice ou votre réveil à affichage digital
Pourquoi autant de formes aussi variées ?
Pour cela, il faut se tourner du côté de l’orient.
Le sept a connu plusieurs modes : chez les Indiens, le 7 ressemblait à une boucle d’un J majuscule, la tête en bas.
Les Arabes occidentaux reprirent l’idées des Indiens en créant une diagonale plutôt qu’une droite.
Les Arabes orientaux parallèlement développèrent le caractère ressemblant au V majuscule.
Ce sont ces deux formes arabes modernes qui influencèrent la forme européenne.
Pour la petite histoire, les Khmers ajoutaient souvent une ligne horizontale en-dessous du glyphe (c’est-à-dire représentation graphique du 7). C’est ce même petit trait qui, remonté plus haut sur la diagonale, ceinture ainsi notre chiffre préféré.
Le sept est partout : en musique avec les sept notes de la gamme diatonique, mais aussi en astronomie où chaque période lunaire dure sept jours. Il correspond aussi nombre maximum d’éclipses dans une année, Lune et Soleil confondus.
Le sept symbolise un cycle complet, une perfection dynamique, un renouvellement positif.
Alors non, un miroir brisé ne vous vaudra pas forcément sept ans de malheurs, le divorce n’est pas assuré après sept ans de mariage
et les sept péchés capitaux ne sont pas une fatalité !
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