Le français est une langue figée, qui évolue peu mais qui "résiste". Son vocabulaire se rétracte, emprunte à l’anglais, mais moins que dans les années 1950. Ecoutez la communication de Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut, présentée devant l’Académie nationale de médecine le 20 décembre 2005.
Gabriel de Broglie explique que les grandes langues sont liées à l’empire : une domination linguistique ne s’établit jamais d’elle-même. Est-ce que, dans la mondialisation qui donnerait à ce néocolonialisme des moyens de développement de propagande, de séduction, l’anglo-américain se substituerait aux langues artificielles à vocation universelle du 19è siècle ? Pour Gabriel de Broglie, la réponse est non. Il montre, d’ailleurs, que l’anglais, comme le français, l’espagnol, le portugais, le russe ou le chinois, langues des "grandes nations", se développe.
Le français est la langue de 60 millions d’habitants et la France jouit d’une situation linguistique unifiée. Dans son intervention, monsieur le chancelier Gabriel de Broglie évoque également le rayonnement du français dans le monde et la qualité du multilinguisme.
A propos de Gabriel de Broglie
Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France, membre de l’Académie française et de l’Académie des sciences morales et politiques
Gabriel de Broglie est membre de l’Académie française et de l’Académie des sciences morales et politiques. Il est Chancelier de l’Institut de France depuis le 1er janvier 2006.
Retrouvez sa biographie sur le site de l’Académie française, et sur le site de l’Académie des sciences morales et politiques.
Ses œuvres
1972 : Le Général de Valence, ou L’Insouciance et la gloire (Perrin)
1974 : Le Conseil d’État. Ouvrage collectif (Éd. du C.N.R.S.)
1977 : Ségur sans cérémonie, ou La gaîté libertine (Perrin)
1979 : Histoire politique de la Revue des deux mondes de 1829 à 1979 (Perrin)
1981 : L’Orléanisme ou La ressource libérale de la France (Perrin)
1982 : Une image vaut dix mille mots. Essai sur la télévision (Plon)
1985 : Madame de Genlis (Perrin)
1987 : Le Français pour qu’il vive (Gallimard)
1990 : Guizot (Perrin)
1991 : La Vraie Madame Gervaisais. Introduction et présentation (Société des Bibliophiles françois)
1995 : XIXe siècle, l’éclat et le déclin de la France (Perrin)
2000 : Mac-Mahon (Perrin)
2001 : Le Droit d’auteur et l’Internet (PUF)
A propos de l’Académie nationale de médecine
L’Académie nationale de Médecine fait aujourd’hui référence en matière de Santé publique. Héritière d’un riche passé, elle reste fidèle aux missions qui lui ont été assignées lors de sa création.
Les membres de l’Académie nationale de Médecine se réunissent chaque semaine en séance publique, avec, à l’ordre du jour :
La communication de travaux scientifiques aux Académiciens.
Le vote de rapports, avis et communiqués, rédigés le plus souvent à l’attention du gouvernement.
L’Académie nationale de Médecine compte :
130 membres titulaires,
160 membres correspondants nationaux,
100 membres correspondants étrangers,
40 membres associés étrangers.
Les membres titulaires de l’Académie sont répartis en 4 divisions :
Médecine et spécialités médicales (1ère division)
Chirurgie et spécialités chirurgicales (2ème division)
Sciences biologiques et pharmaceutiques (3ème division) dont une section des sciences biologiques et une section des sciences pharmaceutiques
Médecine préventive et sociale, sciences vétérinaires, membres libres (4ème division) dont une section hygiène, médecine préventive et épidémiologie) , une section des sciences vétérinaires et une section de médecine sociale et membres libres .
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